Venezuela : le pétrole en cause

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Des opposants au pésident Maduro manifestent devant l'Assemblée nationale à Caracas.

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Le Soleil

J'y suis allé pour le travail en 2003 et ça n'allait déjà pas très bien. Caracas était une ville pauvre et dangereuse, j'ai même assisté à une fusillade en pleine rue. Si aujourd'hui on dit que la situation est catastrophique, je n'ai aucune difficulté à le croire.

En 2003, les revenus du pétrole finançaient la majeure partie des activités économiques et étatiques. L'essence à la pompe était à quatre cents le litre. Le clivage important entre les riches et les pauvres était le fléau que le pauvre Hugo Chavez pensait éradiquer en s'inspirant de Simon Bolivar et son ami Fidel Castro. En nationalisant le pétrole, l'ami du peuple à l'égo surdimensionné a cru que les pétrodollars le rendraient tout-puissant.

Le cocktail explosif du pétrole, de la corruption, de la pauvreté et de la mauvaise gouvernance est tout de même venu à bout du pays qui est aujourd'hui exsangue. Le pays était accro au pétrole, la chute internationale des prix l'a immédiatement précipité dans la dèche. Hugo l'avait pas vue venir, celle-là.

Le beau rêve d'une société juste et prospère ne pouvait tout simplement pas se financer avec des pétrodollars. Il leur faudra trouver mieux, je leur souhaite de tout coeur.

André Verville, Lévis




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