Juristes en punition

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C'est difficile à croire, mais il semblerait que le gouvernement du Québec n'a pas imposé sa dernière offre de la semaine dernière aux juristes dans sa loi pour les forcer à revenir au travail.

Le gouvernement les aurait plutôt ramenés à quelque chose qui leur confère significativement moins, comme une punition pour avoir refusé la dernière offre qu'il avait pourtant mise sur la table.

Ajoutant l'injure à l'insulte, la loi impose aux juristes de «négocier de bonne foi», sans quoi ils ne pourraient pas remonter la pente pour se rapprocher de cette fameuse offre que le gouvernement a lui-même qualifiée de globale et finale la semaine dernière.

Imposer par coercition la bonne foi à l'autre partie alors qu'on ne se gêne même pas pour se montrer fâché en soumettant l'autre partie à nos caprices, on voit ça régulièrement dans les séries télé, mais on se dit toujours que c'est de la fiction et que les auteurs ne peuvent pas s'empêcher d'y aller fort pour maintenir le suspense. 

André Verville, Lévis

***

Un manque de respect

La direction du CHU recule et replace le crucifix à l'hôpital du Saint-Sacrement. Ce n'est pas le diocèse de Québec qui a gagné cette bataille, mais la population en général qui demandait aux autorités de respecter le patrimoine. Ce geste insignifiant était un manque de respect envers la population et à l'égard de l'histoire de cet établissement de soins fondé en 1927 par les Soeurs de la Charité de Québec.

Nos politiciens marchaient sur des oeufs dans ce dossier afin de ménager la chèvre et le chou. Questionné à ce sujet, le maire de Québec n'a pas voulu critiquer ouvertement la décision de la direction du CHU, le ministre de la Santé Gaétan Barrette a mentionné que ce n'était pas de ses affaires et le ministre responsable de la région de Québec François Blais a trouvé ce geste disgracieux. Le premier ministre du Québec Philippe Couillard a été très vague en déclarant que la gestion de la diversité ne veut pas dire qu'il faille tourner le dos au patrimoine ou à l'histoire. 

Monsieur Couillard vous comprenez maintenant la nécessité d'avoir une loi claire et précise concernant les accommodements raisonnables?

Jocelyn Boily, Québec




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