Où sont les canons français?

Québec se réveille enfin devant le déménagement éventuel de trésors... (Infographie Le Soleil)

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Québec se réveille enfin devant le déménagement éventuel de trésors patrimoniaux à Gatineau, tout près d'Ottawa. Fort bien. À cette occasion, peut-on savoir où se trouve le patrimoine militaire du temps de la Nouvelle-France?

Au parc des plaines d'Abraham, imposant témoignage de l'Empire britannique, on peut admirer un grand nombre d'anciens canons anglais, énormes et d'excellente qualité, qui imposent aux visiteurs le respect de cet Empire sur lequel le soleil ne se couchait jamais. Au même endroit, quelques misérables pièces d'artillerie française des plus amochées ne peuvent qu'inspirer pitié et mépris envers tout ce qui porte le nom de Français.

Les Québécois doivent se rendre aux États-Unis, notamment aux forts Niagara et Ticonderoga, pour découvrir avec étonnement qu'il a existé en Nouvelle-France des canons dignes d'admiration... et une nation courageuse en état de s'en servir. Certaines des superbes pièces d'artillerie françaises en bronze que les touristes peuvent y admirer proviendraient d'ailleurs d'Haïti, les Américains étant conscients de la valeur touristique de ces véritables oeuvres d'art militaire.

Au Canada, des canons français se trouveraient au camp militaire de Shiloh, au Manitoba. Que font-ils là? Où sont les autres? Pourquoi les Québécois sont-ils privés de la connaissance de ces armes lourdes dont se servaient leurs ancêtres avant la défaite de 1759, ou à tout le moins de copies fidèles de ces dernières? On fera remarquer que c'est le cas de la plupart des peuples indigènes une fois conquis, dont les armes font l'ornement des salons et des Manèges militaires des conquérants. En ces temps de débats identitaires et de millions d'artefacts éventuellement vagabonds, pourquoi ne pas s'interroger à savoir où peut bien être rendue l'artillerie de la Nouvelle-France?

Léonce Naud, Deschambault

***

Nos joyaux patrimoniaux

D'où vient à la ministre de l'Environnement cette idée saugrenue de déposséder cinq villes du pays dont Québec, des joyaux patrimoniaux, soit les artefacts de nos collections? Il est inadmissible de se servir de Gatineau comme appât en promettant, chez nous d'ici 2019, un bâtiment de la couronne. Serait-ce le principe du bâton et de la carotte? Quelle meilleure façon de dresser les Québécois les uns contre les autres! Encore une fois, le gouvernement Trudeau fait montre de discrimination en omettant de rechercher et de respecter l'avis de nos représentants et de notre population.

Sylvia Pelletier-Gravel, Gatineau




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