Anacolor, brebis galeuse?

L'usine d'Anacolor, installée à Cap-Rouge depuis 50 ans, passe pour le baudet... (Infographie Le Soleil)

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(Québec) L'usine d'Anacolor, installée à Cap-Rouge depuis 50 ans, passe pour le baudet galeux de la fable de Lafontaine, Les animaux malades de la peste : elle a tous les torts et tous les maux. Avant que vous, lecteurs, me traitiez de tous les sobriquets, je suis pour un environnement sain et sécuritaire, partout dans notre ville. Mais ce n'est pas une raison de jeter l'anathème sur Anacolor.

Les maires du temps, il y a 50 ans, voulaient bien faire : ils ont donc permis la construction d'une usine dans ce coin de pays. Maintenant, elle n'a plus sa place, cela est incontestable. De ce fait, la ville doit favoriser sa relocalisation sans l'encombrer de mille et une conditions irréalisables. Qu'elle achète le terrain et qu'elle le décontamine serait de loin la meilleure solution, sans rechigner sur le prix demandé. Que le maire Labeaume arrête de vouloir jouer au petit boss et permette à Anacolor de se relocaliser ailleurs sans qu'il lui en coûte une fortune. J'ajouterai que cette compagnie est une tête d'affiche dans son domaine et qu'elle fait travailler des femmes et des hommes très qualifiés. Continuer à la traiter de brebis galeuse, c'est faire preuve de mauvaise foi. 

Lévis Bouchard, Québec

***

N'effacez pas le crucifix

Pour se libérer d'obscures ou fanatiques croyances, on se plaint du crucifix irritant, provocateur, envahissant nos espaces de liberté. Dans un climat explosif, frileux, de nature à alimenter des tensions avec des conséquences imprévisibles, ce crucifix est porteur de turbulences dont le potentiel de revendications peut engendrer bien des choses.

Il faut être objectif, détaché, distant, flexible. La religion sous surveillance, balisée soigneusement. Un savoir-dire et un savoir-faire explicités par des mots nuancés, aseptisés dont les sociologues et les politiciens ont le secret. De la stratégie raffinée enrobée de tellement de prudence pour que la religion soit toujours en quarantaine! À la moindre plainte, on doit réagir. 

Le Québec d'aujourd'hui est branché sur la modernité et a le devoir d'être ouvert en tout. Et ce crucifix d'autrefois exposé un peu partout est signe de culture; du «Je me souviens» qui traduit notre histoire sans résonance agressive. De l'éclairage, du respect sans asservissement, une trace de mémoire. Ce crucifix n'est pas dangereux et n'a pas à être effacé par des iconoclastes ignorants!

Douglas Beauchamp, Québec




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