Danger de mort pour le cinq sous

On parle beaucoup, à Ottawa, de faire disparaître la pièce de cinq sous d'ici... (Infographie Le Soleil)

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On parle beaucoup, à Ottawa, de faire disparaître la pièce de cinq sous d'ici quelques années, et de créer un 20 sous. Bien! Mais ne serait-il pas mieux, d'ici là, d'obliger les commerces à annoncer leurs prix «toutes taxes comprises», comme cela se fait à la SAQ, pour l'essence, ainsi que dans la plupart des pays au monde, où la facture mentionne les taxes comprises dans ce qu'on paye?

En arrondissant, on pourrait alors afficher des prix nets à 10 sous près. Et puis les touristes européens qui nous visitent auraient moins l'air de se faire arnaquer, car actuellement, on leur vend des produits 15 % plus chers à la caisse que ce qui est annoncé en vitrine. D'ailleurs, Postes Canada est la seule société des postes au monde qui vend ses timbres 15 % plus chers que leur valeur nominale. Nos élus vont-ils un jour comprendre cela? Le paiement des produits en serait grandement facilité. La balle est dans le camp de nos députés fédéraux!

Gilbert Blachon, Rivière-du-Loup

***

Supercliniques: un omnipraticien persiste et signe...

Comme médecin étant directement en contact avec les patients, je suis capable d'exprimer leurs vrais besoins tout en vivant directement dans l'action , y compris les fins de semaine, contrairement au DBarrette dans sa tour d'ivoire.

Je vois régulièrement à chacune de mes présences en consultation sans rendez-vous des fins de semaine que PLUS de la moitié de celles-ci sont banales et ne sont aucunement urgentes ou nécessaires. Sans filtre par la prise informatisée des rendez-vous, les gens tirent profit d'être en congé pour venir consulter pour des problèmes qui auraient pu attendre des jours ou des semaines.

De plus, si je travaille 12 ou 24 heures en fin de semaine, je travaillerai le même nombre d'heures EN MOINS la semaine et je serai inaccessible pour mes propres patients qui, eux, ont vraiment besoin de mes soins. Actuellement, j'accepte de travailler trois fois quatre heures supplémentaires les fins de semaine mais je ne ferai jamais deux ou trois fois 12 heures en plus de mes 48 heures actuelles la semaine. 

En passant, sachez que je gagne autant en quatre heures la fin de semaine que 12 heures à mon bureau régulier (je vois trois fois plus de patients au SRV de fin de semaine car ceux-ci ont des problèmes mineurs). Bonne façon pour M. Barrette de gérer le budget santé que de nous faire travailler plus longtemps à tarif majoré pour moins de soins pour la population vraiment malade...

Bruno Tremblay, MD, Québec

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