Plus prétentieux que ça...

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En page frontispice du Soleil du mercredi 7 décembre, on pouvait lire : «On a sauvé le Québec» (Couillard).

On ne sait pas, aussi intelligent qu'on le dit, si le PM a vraiment pensé ce qu'il disait ou s'il a plutôt lu une note laissée sur son bureau par un proche mentionnant une parole du père de la Révolution tranquille, Jean Lesage, en parlant de la fin de l'époque de Duplessis. Plus prétentieux que ça, tu remplaces Jésus ou tu meurs!

Charles Paquet, Cap-Santé

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Le meilleur outil, vraiment?

En réaction à l'éditorial de Jean-François Cliche «Éducation : mais il y a la manière», paru vendredi.

Sur quelle base affirmez-vous que PISA est «le meilleur outil de comparaison dont on dispose... »? À quel titre vous permettez-vous de vous exprimer ainsi? À titre de parent-consommateur d'éducation? À titre de journaliste qui exploite la course à la performance et au sensationnalisme que produisent les classements? Certainement pas à titre d'expert. En parlant de dérive, le clientélisme en matière d'éducation en est toute une.

Marie France Maranda, professeure titulaire retraitée, chercheuse au Centre de recherche et d'intervention sur l'éducation et la vie au travail, Université Laval

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L'argent avant la conscience

Comme moi vous avez pris connaissance des intentions de notre gouvernement provincial de mettre en place une loi qui vise à bloquer les sites Internet de jeux de poker en ligne qui ne seront pas certifiés (donc contributeurs) de Loto-­Québec. Comprenez-moi bien, je ne suis pas contre cette percée historique de la censure d'Internet; c'est non seulement justifié, mais à mon sens inévitable de la part d'un État qui se veut le défenseur du mieux-être collectif. Là où je me questionne, c'est de constater, une fois encore, que notre société priorise ses ambitions pécuniaires avant sa morale. J'espère que la prochaine étape, car il y en aura une, sera le blocage des sites Internet de pornographie infantile et autres atteintes à la dignité humaine la plus élémentaire.

Robert Marceau, Québec

Des propos faciles

En réaction à la chronique de Jean-Simon Gagné, «Philippe Couillard, sauveur du Québec», parue vendredi.

M. Gagné, vos propos faciles, trompeurs et pompeux sont d'un cynisme digne de n'importe lequel Donald Trump. Je suis sûr que notre Rambo national n'aurait pas su pondre d'aussi belle manière un pareil brûlot. Je crois que le cynisme ambiant résulte moins des politiques gouvernementales elles-mêmes que du traitement que de piètres chroniqueurs en font. 

Sans chroniqueur, Castro a géré Cuba pendant 50 ans dans l'allégresse de son bon peuple. Ce dernier l'a même proclamé héros, le tout dûment endossé par nul autre que le premier ministre du Canada. Heureusement le Québec n'est pas Cuba. Essentiellement, c'est la liberté des individus (notamment la liberté de parole) qui distingue nos deux régimes. Cette liberté chèrement acquise est un privilège; elle confère des droits, mais aussi des responsabilités, particulièrement quand on détient le pouvoir du micro ou de la rotative. N'en abusez pas, c'est fragile. La culture du cynisme qui vous anime a généré Donald Trump, et c'est peut-être ce dernier qui va vous faire disparaître.

Bonne réflexion.

Richard Carrier, Lévis

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Bora Parc ou Parc Bora?

On vient d'inaugurer le Bora Parc appelé aussi Bora Park. Les dirigeants de l'entreprise doivent être convaincus d'avoir respecté la langue commune des citoyens. Ils sont matraqués quotidiennement, il est vrai, par l'anglais. D'instinct, ils ont le réflexe de s'en inspirer. Donc Bora Park en anglais donne Bora Parc en français! Rien de plus simple. S'ils avaient eu une sensibilité de francophone, ils auraient opté pour Parc Bora, libre à eux de le rendre par Park Bora (sic) en anglais. Mais ils ne se sont probablement jamais imaginé produire un tel calque du français : Parc Bora = Park Bora. À l'égard de l'anglais, cela ne se fait pas! Mais le français, qui s'en préoccupe? On peut le maltraiter.

Gaston Bernier, association pour le soutien et l'usage de la langue française, Québec

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