Machiavel, Rambo et le citoyen

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Pierre Manent, philosophe politique français, expose les fondements historiques et philosophiques du libéralisme dans son livre Histoire intellectuelle du libéralisme. Ce qui est central dans l'évolution de la pensée politique du libéralisme, ce n'est pas l'économie, mais le «problème religieux».

L'auteur voit l'origine de ce processus (sortir la religion de la politique) chez Machiavel. Ce dernier (1469-1527), un Florentin, est le premier à identifier le clergé, la religion... comme un problème dans le monde politique : non pas pour ses croyances, mais pour ses excès, sa corruption... Rien à voir avec Rambo, je sais. Mais Pierre Manent résume ainsi la pensée de Machiavel sur la SEULE façon d'assurer l'intégrité, l'éthique dans nos institutions politiques : «Machiavel, dévalorisant radicalement les prétentions des grands (nos élus, nos élites) à la «vertu» (honnêteté, éthique), et faisant du peuple le support de la seule «honnêteté» que l'on puisse trouver dans la cité (notre ville, notre province), Machiavel est le premier penseur démocratique.» Qui l'eut cru? Alors le citoyen Rambo est peut-être à initier un mouvement citoyen pour assurer l'honnêteté dans nos institutions politiques. Si c'est le cas, je suis preneur.

Pierre Drolet, Neuville

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Rambo ou le sacre du populisme

On savait malheureusement que le populiste Trump allait influencer des êtres dont l'ego surdimensionné n'attendait que cela pour émerger des entrailles de leur suffisance. Comme un super héros qui veut  sauver le Québec de l'apocalypse, notre Rambo national fait table rase de tout ce qui a été fait avant lui et ne propose rien de moins que de réparer le Québec. Tout un programme pour quelqu'un qui a toujours voulu brasser la cage en risquant même de la casser.

De slogan en slogan, cet arriviste s'en tient à des paroles-chocs qu'il répand entre deux sacres pour bien démontrer qu'il vient du peuple, comme si le monde ordinaire avait besoin de ces superlatifs creux pour mieux s'affirmer. Selon lui, le Québec est sur le bord d'une guerre civile, belle enflure verbale qui nécessite évidemment l'intervention d'un sauveur qui va libérer le Québec des pelleteux de nuages, responsables de tous les maux qui affligent le Québec. Cependant, n'en déplaise à monsieur Rambo, le Québec n'a-t-il pas son sauveur autoproclamé en la personne de Philippe Couillard? 

En se positionnant comme un indépendantiste déçu, défenseur des régions abandonnées, il vient ajouter une offre politique qui va diviser encore plus le vote francophone et permettre la réélection de députés libéraux dont le gouvernement est responsable de cet abandon des régions. 

L'heure est au regroupement et non au morcellement des forces progressistes. Je conseille donc à Rambo de faire corps avec les autres soldats pour mener la bataille ultime afin de déloger les libéraux de leur forteresse qui les a maintenus trop longtemps au pouvoir. 

Marcel Perron, Neuville

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La fricassée de «Rambo»

Ce qui fut considéré jadis comme une idée farfelue, voir même une lubie passagère, se concrétise puisque M. Bernard «Rambo» Gauthier, avec tout son sérieux et son franc-parler se lance dans l'arène politique provinciale où les coups arrivent plus rapidement et sournoisement que dans la rue.

Les gorges chaudes professionnelles, entre autres, subiront un choc à l'idée de voir ce «Rambo» faire son entrée à l'Assemblée nationale. Personnellement, j'y crois beaucoup et je le souhaite, car la politique est pour quiconque désire en faire. De plus, cet homme possède assez d'énergie et de désir pour enfin devenir un vrai porte-parole des simples citoyens et travailleurs qui sont constamment ignorés par la politique de grands centres. 

En conclusion, rappelons-nous un vieil adage qui dit : on ne change pas la politique, mais c'est elle qui nous change. Donc, le défi sera d'autant plus colossal. À mes yeux, ce «Rambo» arrive au bon moment, car les tendances politiques, ces temps-ci, penchent vers les négligés comme un vent nouveau. Il est donc temps de vendre la fricassée de «Rambo».

Michel Beaumont, Québec

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Faire son mea culpa

En réaction à l'article d'Elizabeth Fleury «Les médecins dénoncent une publicité "outrancière" des infirmières», paru le 6 décembre.

Je crois que le Dr Louis Godin, président de la FMOQ, devrait faire son mea culpa face à l'annonce télé de la OIIQ. Été 2014 : je me suis coupé un pouce, une coupure assez profonde qui a exigé deux points. À mon arrivée à l'hôpital de Gatineau, une infirmière m'a immédiatement pris en charge pour arrêter le sang, a nettoyé ma plaie et m'a fait une injection de tétanos. Par la suite j'ai dû attendre 12 heures pour deux petits points alors que l'infirmière aurait très bien pu effectuer le travail.

La FMOQ ne travaille pas pour le bien des patients ou encore pour la productivité, mais bien pour garder l'image «de sauveur» de leur membres.

Jean Barnes, Gatineau

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