Churchill Falls: investissements oubliés

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En réaction à l'éditorial de Jean-François Cliche «Churchill Falls : le risque et les profits» publié le 18 novembre

Très pertinent l'éditorial de Jean-François Cliche sur la légitimité de l'entente de 1969 entre Terre-Neuve et Hydro-Québec sur le prix de l'électricité pour le barrage de Churchill Falls. Le prix payé du kilowattheure par Hydro-Québec peut en effet ressembler à une aubaine extraordinaire dans le contexte énergétique du 21e siècle, mais M. Cliche rappelle avec justesse que dans les années 60, personne ne voulait s'engager à acheter une électricité qu'il aurait fallu transporter sur des centaines ou des milliers de kilomètres. C'est l'entente avec Hydro-Québec qui a permis à Terre-Neuve de construire son barrage de façon profitable. Puisqu'Hydro-Québec a assumé la plus grande partie des coûts et des risques associés au projet à la signature de l'entente, il me semble normal qu'il en récolte maintenant quelques profits.

D'ailleurs, plus d'une douzaine de décisions favorables à Hydro-Québec ont été rendues par différentes instances juridiques dans ce dossier, dont deux par la Cour suprême du Canada. Il est bon de rappeler ces éléments historiques aux politiciens québécois qui souhaitent rouvrir l'entente de 1969, comme il est bon de leur remémorer que le Labrador fut cédé en 1927 à Terre-Neuve par le Conseil privé de Londres (soit avant qu'elle ne se joigne à la Confédération), en dessinant la frontière sud du Labrador d'un trait de règle coïncidant avec le 52e parallèle, ce qui a été rejeté par tous les gouvernements du Québec depuis lors.

Michel Vincent, Québec

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Churchill Falls: pas de renégociation

(En réaction à l'éditorial de Jean-François Cliche «Churchill Falls : le risque et les profits», paru vendredi.)

J'aimerais vous féliciter pour votre éditorial. Votre article permet aux gens de comprendre que nous n'avons aucune raison de renégocier ce contrat. Tous les risques ont été assumés par les Québécois alors si ont fait des profits, tant mieux.

Renaud Fortier, Saint-Georges de Beauce

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Immigration: «Quand on crache en l'air»

Lettre à Madame Kellie Leitch, candidate à la direction du parti conservateur du Canada

En matière d'immigration, votre proposition de faire passer un test de «valeurs canadiennes» aux nouveaux arrivants est bien surprenante. Le bilinguisme étant, je crois, une des valeurs canadiennes, avez-vous pensé une seconde ce qu'il vous arriverait si votre parti avait appliqué cette proposition? Imaginons un instant ce curieux scénario; pour être admissible à la course à la chefferie du Parti conservateur, le candidat ou la candidate doit compléter correctement en français le dicton populaire suivant :«Quand on crache en l'air...»

Marc Lebel, Québec

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