Et le droit du nouveau-né, qu'en fait-on?

Rien ne justifie le décès de cette jeune mère dans un hôpital du Québec,... (Infographie Le Soleil)

Agrandir

Infographie Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Rien ne justifie le décès de cette jeune mère dans un hôpital du Québec, victime d'une secte dont les croyances sont, à mon avis, aussi néfastes que certaines dénoncées chez d'autres sectes ou religions.

La vie doit avoir préséance sur toute croyance ou religion. Tout nouveau-né a droit à sa mère. N'étant pas en mesure de donner son consentement envers un avenir incertain, son droit doit être respecté avant tout autre droit ou considération. Dans le cas qui nous occupe, la décision de préserver la vie là où cela est encore possible doit être celle des médecins traitants. Toute interférence extérieure devant cette décision doit être condamnée.

Devant l'éventualité d'une intervention chirurgicale, tout membre d'une secte ayant des croyances compromettant la vie devrait être contraint à mettre en réserve une part de son propre sang qui servirait à lui garantir un retour à la santé, faute de quoi le personnel médical pourrait être exempté de lui porter secours.

Sylvia Pelletier-Gravel, Gatineau

***

24 porcelets, 7 millions de porcs

Un article paru dans Le Soleil le vendredi 21 octobre semble dénoncer l'usage annuel, par l'Université Laval, de 24 porcelets pour la formation des médecins résidents en pédiatrie. On y mentionne que ces animaux sont anesthésiés durant ces procédures. On ne parle donc pas de négligence ni de cruauté. Bacon, le film, de Hugo Latulippe, présente des images de l'élevage et de la reproduction des porcs dans les «mégaporcheries» du Québec : espace vital restreint, étroit, sans possibilité de beaucoup de mouvement pour que le porc ne dépense pas trop d'énergie et mange moins de moulée ($$$), fertilisation tout artificielle, portée optimisée (11,5 porcelets en moyenne, presque une douzaine), porcelets émasculés à froid, de même que la coupe de la queue.

Selon la Fédération des producteurs de porc du Québec, le volume de production annuel québécois est de sept millions de porcs (mars 2002).

Donc, côté éthique, l'usage de ces 24 porcelets par l'Université Laval pour mieux parfaire la formation de futurs pédiatres qui soigneront nos enfants n'est pas, à mon avis, à dénoncer. Ces dénonciateurs pourraient peut-être, s'ils sont si sensibles, commencer eux-mêmes à se soumettre à un régime végétarien.

Dr Réal Bertrand, Québec

***

Le décret Uber!

Il y avait le projet-pilote Uber qui accorde à cette compagnie délinquante des avantages sur un plateau. Dans le cas d'Uber, le projet pilote accorde à ses chauffeurs des amendes réduites (par rapport à la loi 100), pas de suspension de permis de conduire et aucune garantie de la part du ministre que le projet-pilote sera interrompu en cas de transgression de la part de la multinationale des règles qui y sont énoncées. De plus, à Montréal, les chauffeurs-partenaires seront vérifiés par le Contrôle routier qui ne dispose pas des ressources nécessaires pour faire ce travail. Exit le Bureau du taxi de Montréal!

Maintenant, il y a le décret d'urgence Uber afin que cette multinationale, qui a enfreint nos lois depuis 2013, n'a pas acquitté les taxes au ministère du Revenu et fait encore et toujours de l'évasion fiscale, puisse bénéficier d'un traitement de faveur de la part de la Commission des transports du Québec pour l'obtention d'un permis d'intermédiaire de taxi. Les personnes qui avaient déposé des oppositions à la demande de permis de la multinationale avaient soulevé des éléments qui auraient été difficilement contestables par les commissaires, bref une patate chaude.

Que faut-il penser de tout ça?

Le premier ministre Couillard a mentionné, lors des demandes de l'opposition pour démettre Laurent Lessard de ses fonctions à la suite des informations concernant son ancien attaché politique, Yvon Nadeau, qu'il faisait un très bon travail au ministère des Transports! Ouf! Un pantin qu'il peut manipuler à sa guise. Le seul mot qui peut dépeindre adéquatement cette situation : scandaleuse.

Laissons de côté les mots : équité, respect, responsabilité et honnêteté... On est à des années-lumière de tout ça.

Suzanne Germain, Lévis

***

L'expression «la culture du viol» dérange

L'expression «la culture du viol» me dérange au plus haut niveau. La culture? La culture dans le sens de cultiver le sol ou la culture dans le sens manière de vivre et de penser? La culture du viol, c'est comme encourager cet acte criminel ou de faire sien ce geste du dominant qui se donne le droit égoïste de prendre, chez la victime, son intimité, sa fragilité, sa réalité, son âme.

Pour être plus clair, plus efficace dans mon propos, je suggère de mettre en évidence plutôt la culture du respect : respecter l'autre, au masculin ou au féminin surtout, cette personne de mon voisinage avec ses forces et ses faiblesses, considérer l'autre comme sa soeur, son frère, sa fille, son fils, son amie, son ami. Pas besoin d'une longue écriture pour comprendre que le respect, en société, est une façon d'être : ne fais pas à l'autre ce que tu refuses qu'on te fasse à toi. Point à la ligne!

Pourrait-on être clair, positif dans son propos? Le respect est un mot noble, une façon de penser et de vivre à mettre en évidence dans sa vie, ses relations, son langage. Partout et en tout temps... même en humour.

André Drapeau, Saint-Roch-des-Aulnaies

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer