J'ai honte du projet de loi 70

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J'ai honte d'un gouvernement qui nous ramène en arrière, brimant les droits à une aide de dernier recours.

J'ai honte de ce Parti libéral oppresseur qui s'attaque aux plus pauvres et aux plus vulnérables de la société. Surplus budgétaires en main, ce gouvernement s'entête et persiste avec son catastrophique projet de loi 70. J'ai honte d'un premier ministre qui enrichit les plus riches, qui laisse vivre des personnes avec moins de 400 $ par mois, tandis que d'autres se complaisent dans l'évasion fiscale.  

J'ai honte des ministres, comme Blais, qui tuent l'espoir à coups de préjugés, en bafouant la dignité. 

J'ai honte des préjugés nourris par notre gouvernement comme arme de propagande.  

J'ai honte de cette main postiche qui m'est tendue hypocritement par un système défaillant, qui imposera aux nouveaux demandeurs d'aide sociale des conditions pour recevoir des miettes. 

J'ai honte des bien-pensants qui alimentent les préjugés et des quidams qui s'en nourrissent pour mieux s'élever au-dessus des autres. J'ai honte du fossé entre les riches et les pauvres qui ne cessent de s'élargir. 

Et j'ai peur...

J'ai peur du projet de loi 70 et de ses conséquences, j'ai peur de l'avenir. J'ai peur des exigences de Blais et de ses représailles. J'ai peur qu'on y passe à notre tour. J'ai peur à ma santé physique et mentale. J'ai peur du stress de mon incapacité à couvrir mes besoins essentiels. 

J'ai peur de l'hiver. 

J'ai peur pour mes enfants.

J'ai peur de perdre le Québec que nous avions construit.  

Renée Dubeau, Julie Gros-Jean, Jean-Jacques Laliberté, Éric Lapointe et Monique Toutant, militantes et militants à l'Association pour la défense des droits sociaux du Québec métropolitain

***


Être de bonne foi

La volonté d'alliance de Jean-François Lisée pour une investiture commune dans Verdun va certainement plaire à une importante partie de l'électorat «progressiste», qui réclame depuis des années une coalition des forces de gauche. Toutefois, pour éviter de s'aliéner davantage une formation qui lui est plutôt hostile, le nouveau chef péquiste se doit de négocier de façon bilatérale plutôt qu'asymétrique. Par exemple, si Québec solidaire tient absolument à se ranger derrière son candidat, pourquoi pas aller de l'avant tout en suggérant de faire de même dans une autre circonscription (par exemple Saint-Jérôme), mais à la faveur d'un candidat péquiste? Un tel partage permettrait d'empêcher le flou d'allégeance sur lequel régnerait un candidat indépendant et, surtout, témoignerait d'une réelle volonté d'ouverture.

Thomas Rodrigue, Québec

***

Un gouvernement poursuivi?

À l'émission Tout le monde en parle, José Bové ne s'est pas gêné pour déplorer qu'au Québec, on ne conteste pas l'entente de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne. L'auteur Claude Vaillancourt (Sortir de l'économie du désastre) s'échine depuis quelques années à combattre lui aussi cet accord, négocié derrière des portes closes, que les politiciens désirent voir rapidement ratifier sans débats publics.

Dans une récente sortie, Vaillancourt reproche au premier ministre du Canada d'appeler progressiste une entente qui n'est associée à aucun mécanisme de redistribution des richesses, qui causera des pertes d'emplois et donnera aux entreprises des moyens pour combattre les réglementations environnementales qui limiteraient leurs profits. Ne voit-il pas TransCanada poursuivre le gouvernement Obama en vertu des règles de l'ALENA parce qu'il s'oppose au pipeline Keystone? Attend-il et attendons-nous qu'un gouvernement canadien soit lui aussi victime de ce genre de poursuite pour que l'on mette le holà à cette entreprise?

Jean-Marie Desgagné, Québec

***

Valls fait fausse route

Le premier ministre français Manuel Valls a beau venir au Canada vanter les mérites de l'approche laïque dure, on ne peut que constater plutôt la faillite du système français en matière d'accueil aux immigrants.

Qu'a fait la France en la matière? Non seulement a-t-elle créé de glauques cités devenues très vite des ghettos de chômage chronique, mais en y enlevant les très efficaces polices de proximité (supprimées par Sarkozy en 2003 et jamais rétablies par Hollande), elle a fait de ces grises «banlieues» des zones de non-droit où sévissent la misère, la violence et la criminalité.

La France n'a jamais fait face sérieusement à ses problèmes d'intégration et ne fait que se crisper sur des mesures restrictives et punitives, dont la plus récente est cette loufoque interdiction du burkini. Il était même question il y a quelques années de légiférer sur la taille de la barbe! Ces tracasseries sont grotesques et de toute façon inapplicables, et ne font qu'empirer la situation, en provoquant encore plus d'exclusion.

En ce domaine, le Canada, qui réaffirme aujourd'hui de façon éclatante sa traditionnelle attitude d'ouverture, de tolérance et de générosité à l'égard des immigrants, est sur la bonne voie et n'a pas de leçon à recevoir de personne, surtout pas du premier ministre de la France.

Christian Feuillette, Montréal

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