Zones d'ombre

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À ce jour, beaucoup a été dit et écrit sur ce qu'il conviendrait d'appeler «l'affaire Éloïse Dupuis», cette jeune femme témoin de Jéhovah, décédée faute d'avoir reçu une transfusion sanguine, selon ce qui est rapporté dans tous les médias.

Entre ce qui est écrit et dit, il y a une marge où s'inscrivent des zones d'ombre. On dit et écrit que Mme Dupuis était dans une maison des naissances, puis le 6 octobre transférée à l'hôpital de Lévis où elle a été soumise d'urgence à une césarienne et hystérectomie. On ne connaît pas la cause médicale du transfert et du délai dans l'urgence des deux interventions. Bref, on ne sait rien dans les causes et séquences du cheminement médical. Ce que l'on sait, c'est que Mme Dupuis était témoin de Jéhovah et qu'il n'y a pas eu de transfusion. 

Dans ce qu'il conviendrait d'appeler ici le tableau médico-juridique, il y a cet aspect à double volet, l'un médical, l'autre juridique. Une enquête est en cours, le coroner Luc Malouin, avocat, a été nommé mais un coroner médecin se doit aussi d'être désigné pour représenter la partie médicale, ce qui n'enlève rien au coroner Malouin dans la partie juridique qui ici est aussi importante.

Il y aura aussi le sous-comité des décès relevant du grand comité de l'acte médical qui aura à faire entendre ses conclusions au comité exécutif du CMDP de l'établissement. Les conclusions seront disponibles de plein droit et accès au Collège des médecins du Québec ainsi qu'à tous ceux qui en auront eu autorisation du tribunal. Il me semble que dans ce cas, pour des raisons à la fois médicales et juridiques, il y a nécessité d'y donner suite dans les délais les plus brefs pour faire la lumière sur les zones d'ombre et prévenir ainsi toute cette triste affaire.

Carol Villeneuve, M.D., Québec

***

Laïcité de l'État

Ne me parlez pas de laïcité de l'État tant que vous aurez le crucifix de Duplessis accroché au parlement. Les témoins de Jéhovah sont comme les catholiques : chacun dans sa secte et si on englobe les protestants dans tout ça, on n'a pas le choix de revenir à la base de ce qui semble le plus logique, c'est-à-dire que c'est personnel à chacun de penser son créateur à sa façon personnelle. Winston Churchill avait sa religion à lui, John Lennon aussi. Imagine un monde non bridé par tous ces évêques qui sont supposés avoir refoulé leur sexualité toute leur vie. On ne peut pas enseigner Dieu pas plus que le Diable, et les fantômes n'existent pas.

Réal Marceau, Saint-Henri de Lévis 

***

Réglementer «l'industrie» du sucre

En réaction à l'éditorial de Jean-François Cliche «Taxer la pointe de l'iceberg» publié le 17 octobre

Bonjour monsieur Cliche,

Taxer, c'est comme endosser cette calamité des sucres ajoutés. Il faut plutôt RÉGLEMENTER ces industries sans réserve sur les conséquences de la santé de l'être humain. Avec la déréglementation des marchés, ces oligopoles de l'industrie alimentaire ont comme paradigme le profit à tout prix! Essayez de trouver sur les tablettes des aliments sans sucre ajouté dont les céréales, le pain, le yaourt, toutes ces boissons gazeuses, le beurre d'arachide, le ketchup, les aliments transformés, etc. Imaginons les coûts de santé à court et long terme pour nos sociétés devant cette calamité! Et les pharmaceutiques d'applaudir... Donc, allons à la source du problème et non pas en «patchant» avec une taxe qui sera gérée de quelle façon... comme la taxe du carbone... mais en mettant au pas cette industrie au service des intérêts financiers d'abord.

Donald Thibault, Québec

***

Réinvestir les revenus des taxes sur les boissons sucrées

Bonjour monsieur Cliche,

Tout d'abord, félicitations pour votre travail et pour la qualité de vos textes publiés dans les pages du journal Le Soleil. Ceux-ci m'apparaissent comme étant toujours bien documentés, appuyés sur des faits et des sources crédibles et soulèvent souvent des questions fort pertinentes.

Je tenais aussi à prendre quelques instants afin de vous féliciter pour le contenu de votre éditorial de 16 octobre : «Taxer la pointe de l'iceberg». Je partage votre point de vue. Taxer certains produits malsains est une façon d'améliorer l'état de santé des Québécois (et de rétablir un peu l'état des finances de la province à long terme par le fait même), mais cela ne nous mènera pas très loin si les revenus générés ne sont pas réinvestis au sein des organismes et réseaux ayant un réel pouvoir sur la transformation des environnements dans lesquels nous vivons.

Ayant le privilège de travailler dans le domaine de la prévention depuis maintenant plus de 10 ans, j'ai eu la chance d'accompagner et soutenir des acteurs (écoles, centres communautaires, CPE, municipalités) qui n'ont pas hésité à mettre l'épaule à la roue, et parfois à défier la norme sociale, afin de faire de leur milieu de vie un endroit plus sain pour leurs jeunes, leurs employés, leurs citoyens.

D'ailleurs, simplement pour votre information, sachez que vous pouvez retrouver plusieurs de ces exemples dans le livre Pour un Québec en forme, lancé la semaine dernière. Téléchargement gratuit! Libre à vous d'y jeter un coup d'oeil et de, je l'espère, vous laisser inspirer par les histoires qui y sont partagées.

http://pourunquebecenforme.org/

Dave Fortin, Directeur adjoint, Mobilisation et gestion des connaissances, Québec

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