Trump: un problème loin de s'estomper

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Selon plusieurs sondages, l'élection de Trump effraierait plusieurs Québécois et Canadiens. Ceux-ci se trouveront donc peut-être rassurés par les récents sondages.

Or, peu importe l'issue des prochaines élections aux États-Unis, le véritable problème demeure, c'est-à-dire l'important pourcentage d'électeurs qui ont mis sur les rails un candidat défendant de telles propositions et qui continuent de l'appuyer coûte que coûte. Une éventuelle défaite républicaine rappelle une caricature qu'André-Philippe Côté avait faite il y a quelques années : la plante aura beau être coupée, les profondes et denses racines resteront.

Thomas Rodrigue, Québec

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Se définir en tentant de définir l'autre

C'est bien connu que les politiciens aiment bien caricaturer l'adversaire dans le but de lui créer une image fausse qui lui collera à la peau pour longtemps. C'est à cette opération que s'est livré Philippe Couillard à l'égard de Jean-François Lisée, le lendemain de son élection comme chef du Parti québécois.

À cette occasion, Couillard s'est abaissé à décrire Lisée de «nationaliste peureux» avec une mentalité «d'assiégés» prônant une idéologie d'extrême droite. Que de gros mots dans la bouche d'un personnage aseptisé qui a l'habitude d'utiliser une langue de bois si lisse qu'on a de la peine à s'y accrocher. Ne nous offre-t-il pas un fédéralisme peureux, assiégé et à genoux devant un gouvernement central qui, sous de belles parures photogéniques, est en train de commencer à tisser une toile d'araignée autour d'un Québec provincial? Pour quelqu'un qui dénonce un nationalisme de peur, il devrait plutôt craindre son attitude attentiste devant les visées centralisatrices du fédéral et évaluer les répercussions qu'il risque d'infliger au Québec de demain.

Monsieur Couillard, dans vos tentatives pour définir vos adversaires politiques, vous nous offrez un portrait de vous peu reluisant qui traduit un profond mépris et une hypocrisie crasse.

Marcel Perron, Neuville

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Trouvez l'erreur!

Iniquement, les aliments produits à l'aide de pesticides ou d'herbicides, dits réguliers, ne doivent pas, sauf erreur, être certifiés «non biologiques», alors que les aliments naturels, dits biologiques, sont l'objet d'une certification obligatoire.

Cherchez l'erreur.

André Louis La Ferrière, Saint-Elzéar

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Le paradis des femmes?

Après l'Armée, c'est la Gendarmerie royale du Canada (GRC) qui doit s'excuser : depuis 1974, environ 1000 employées ont été victimes d'intimidation, de discrimination, de harcèlement. En voyant un tel mépris envers ses propres agentes, on se demande quels efforts la GRC a faits dans les enquêtes sur toutes les femmes autochtones disparues... Et dire que le 8 mars - Journée des femmes - on se pète les bretelles : quel beau pays évolué! La culture du viol est en hausse dans les universités. Des animatrices et des journalistes se font lancer des injures sexistes. Dans les métiers de la construction, les femmes sont reçues avec une brique et un fanal. Que c'est donc long et donc compliqué d'intégrer les sages-femmes et les superinfirmières dans le système de santé! Et pendant ce temps, dans nos parlements, on trouve légitime qu'il y ait bien plus d'hommes que de femmes pour représenter la population. On refuse d'imposer des quotas sous prétexte qu'une députée serait (peut-être) moins compétente qu'un député. Bizarre... La question de la compétence ne se pose jamais quand il s'agit d'un homme : un costard, une cravate et hop! Magie! Il est compétent (et honnête!).

Bref, si vous voulez devenir féministe, il y a du boulot! Comme c'est sous-payé, et même bénévole, il n'y a aucun obstacle à l'embauche de femmes...

Hélène Marquis, Québec

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La politique et les mensonges

Depuis un an, tout près de 50 % des Américains ont rejoint une organisation menée par un homme, Donald Trump, qui a utilisé une nouvelle façon de faire de la politique. Un peu comme une téléréalité, nous avons suivi le spectacle sans vraiment trop y croire. Mais un spectacle... c'est de la fiction... ce n'est pas censé être vrai. Alors le mensonge, mêlé à la démagogie, faisait partie du spectacle.

Maintenant, j'ai peur, j'ai peur que le mensonge qui a mené Donald Trump à ce niveau s'institutionnalise dans le monde politique. La tentation de mentir continuellement par les politiciens est devenue très grande. Tellement grande qu'il est maintenant courant de voir des segments journalistiques afin de vérifier les faits. Réalisez-vous! Nous devons maintenant vérifier si les gens qui feront nos lois disent la vérité! Nous pensions que le sarcasme envers la chose politique avait atteint des sommets, et bien je crois que nous n'avons rien vu.

Chers politiciens qui aspirez à devenir «chef d'État» dans quelque temps, viendrez-vous nous dire que vous ne comprenez pas le désintéressement de la politique par une majorité de personnes? Pouvez-vous, s'il vous plaît, cesser d'exagérer, de mentir sur la place publique? Ici, je parle à vous tous! Croyez-vous réellement qu'il n'y aura pas un revers au spectacle, du genre «Mad Max» ou autre. C'est bizarre, aujourd'hui, je ne ris plus. Soyez «vrai», et vous serez nécessairement plus crédible et... nous serons tous gagnants à long terme. Croyez-moi, je pense que les républicains l'apprendront bien assez vite.

Paul Lafrance, Québec

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REM, déficit de crédibilité?

À Québec comme à Montréal, les projets de transport font les manchettes. À Montréal, le Réseau électrique métropolitain (REM), où la raison financière est péremptoire, a été présenté par la Caisse de dépôt comme étant la bonne réponse à la commande du gouvernement. Point n'était besoin d'une étude préparatoire comparant diverses propositions comme cela aurait été logique de réaliser. Point n'était besoin non plus de présenter les détails des coûts ni du financement puisqu'en fin de compte, le projet se réalisera en PPP, ce qui assurera l'opacité du procédé et des coûts pendant une trentaine d'années. Reste l'intérêt de la clientèle qui devra se fondre dans celui de la finance si tant est qu'on ne fasse pas d'omelette sans casser des oeufs.

À Québec, la traversée du fleuve va au gré des vagues. L'une de ces vagues a été le PowerPoint accompagnant le Plan de mobilité durable présenté aux citoyens en 2009 par la Ville de Québec. Il a fait la nouvelle pendant quelques mois. Puis vint le service rapide par bus (SRB). Comme les vagues du fleuve, il va et vient. Récemment, certains ont lancé de nouveau l'idée d'un tunnel, d'autres d'un pont. Ces projets font aussi partie de la balade.

Dans les deux villes, il semble manquer un plan stratégique métropolitain issu d'une expertise indépendante pouvant donner une crédibilité à tout projet.

Jean-Marie Desgagné, Québec

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