Dix ans après les défusions

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Pour arrêter les contestations, il est suggéré que les dépenses d'agglomération soient calculées par habitant et non en fonction de la valeur foncière. Une des principales raisons des fusions, c'était l'équité entre les villes.

Avant les fusions, un propriétaire d'une maison de 100 000 $ à Loretteville payait en taxe environ le même montant que pour une maison de 200 000 $ à Sillery. Les fusions ont corrigé une très grande partie de cette iniquité sans considérer le nombre de personnes qui habitent la maison.

Les villes qui se sont défusionnées sont des villes avec des valeurs foncières supérieures à la moyenne. Elles ne veulent rien savoir de cette forme d'équité. M. Charest a fait la très grave erreur de permettre une forme de défusions afin de se faire élire. Il ne faudrait pas en plus faire l'erreur de ne pas considérer la valeur foncière dans les dépenses d'agglomération.

Jean Pageau, fier de demeurer à Québec

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Un Bay Bridge à Québec?

En réaction au texte de François Bourque, «Et si ce troisième lien était un métro?» paru le 29 septembre

M. Bourque vise en plein dans le mille! Je me permets d'ajouter quelques réflexions :

C'est un projet qui invite à de la politicaillerie et on bute sur le trafic des deux villes alors qu'un tel lien devrait relier les rives nord/sud et leurs nombreuses régions.

Un SRB est beau a priori mais qui a envie de se promener en bus plutôt qu'en auto, si ce service de bus n'est pas ponctuel, confortable et adapté? On «s'enfirouape» dans un projet à plusieurs milliards de dollars alors qu'on n'est même pas capables de régler le cas du pont de Québec! On vit des périodes d'austérité qui pénalisent beaucoup de pauvres gens pour créer une dépense (investissement aléatoire) de 4-5 milliards $ pour régler quoi à la fin? En a-t-on les moyens?

Enfin, serait-il raisonnable d'imaginer construire un pont reliant les deux rives, semblable au Bay Bridge qui relie San Francisco et Oakland, pont à deux étages? Il ne coûterait pas plus cher que de démolir les actuels ponts de Québec et Pierre-Laporte qui tombent en décrépitude et qu'il faudra un jour régler.

Maurice Bernard, Québec

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Le «sage de la nation» n'est plus

Shimon Peres, ancien président d'Israël, vient de décéder. Il a été surnommé le «sage de la nation». C'était une figure qui a marqué l'histoire d'Israël. Prix Nobel de la paix au Moyen-Orient avec le président de l'OLP, Yasser Arafat, c'était prometteur. Tout en faisant la promotion de la coexistence pacifique entre Juifs et Arabes, il a par contre causé le massacre de Cana au Liban et cautionné les colonies juives en Cisjordanie, ce à quoi les Palestiniens s'opposent, et avec raison. Pour lui, la priorité, c'est Israël. La Palestine vient en second. Dans ces conditions, la paix dans la région est très difficile à s'implanter. Lueur d'espoir : Peres est le fondateur du «Centre Peres pour la paix». Ce Centre va-t-il perdurer d'une façon active? Ce serait à souhaiter, puisque les «sages» en Israël et en Palestine ne doivent pas manquer.

Père Paul Karim, Québec

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Les subventions du ministre à sa madame...

Un important ministre responsable de l'important ministère des Transports du gouvernement Couillard est, depuis peu, souvent mentionné comme pouvant être en lien direct avec des subventions (une subvention, c'est gratis... rien à rembourser) accordées à des proches : attaché politique, compagnie employant sa conjointe...

Pour les subventions données à l'employeur de sa conjointe, le ministre était alors responsable du ministère des Affaires municipales. Nathalie Normandeau était aussi ministre des Affaires municipales.

Il serait très intéressant de connaître les salaires, revenus, des proches du ministre (conjointe, attaché politique...) dans ces affaires : ils ont été probablement très grassement payés pour être en mesure de «rendre au précédent» qui leur a fait avoir la subvention.

Le payeur de taxes que je suis serait aussi très intéressé de connaître de QUI ont été achetés les biens et services avec ces subventions : forte probabilité d'y trouver des compagnies affiliées au beau-frère ou payés à gros prix en vue de «rendre au précédent» la part qui lui revient, peut-être?

Le philosophe révolutionnaire Thomas Paine s'exprimait ainsi : «La société est produite par nos besoins, le gouvernement [est produit] par notre perversité; celle-là [la société] fait notre bonheur positivement en unissant nos affections, celui-ci [le gouvernement] négativement en réprimant nos vices...» Notre commissaire à l'éthique va-t-il finalement réprimer les vices permanents de ce gouvernement? Je suis le cours à l'UTAQ : L'individu entre l'éthique et la politique. J'ai plein de questions pour mon prof.

Pierre Drolet, Neuville

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Les avantages de notre mode de scrutin majoritaire uninominal à un tour

Le gouvernement canadien entend modifier notre mode de scrutin majoritaire uninominal à un tour. En dépit de ses inconvénients évidents, dont le plus connu est qu'il produit souvent des écarts entre le vote de la population et la représentation des partis politiques au Parlement, notre mode de scrutin a de nombreux avantages qu'il y a lieu de rappeler par rapport au mode de scrutin proportionnel. En voici quelques-uns :

- Pour l'électeur, notre mode de scrutin actuel est facile à comprendre et son choix est simplifié lors du vote.

- L'électeur peut identifier clairement qui formera le gouvernement dès l'annonce du parti gagnant.

- Ce mode de scrutin est moins complexe à administrer.

- Il est moins coûteux que les modes à deux tours.

- Il élimine les partis extrémistes ou marginaux.

- Des candidats indépendants peuvent se faire élire.

- Il existe un lien personnel entre l'électeur et son député.

- Généralement, il garantit la formation de gouvernements majoritaires, stables, efficaces et clairement responsables.

- Le gouvernement en place a le temps de faire ses preuves (mandat de cinq ans).

- L'opposition officielle est statutaire et cohérente, ce qui fait qu'elle constitue une réelle alternative au gouvernement en place.

Le dernier avantage est assurément, avec celui de la formation de gouvernements stables, l'un des plus importants.

Finalement, je crois que tout changement important ou structurel de notre mode de scrutin devra être approuvé par voie référendaire.

Richard Gagnon, Professeur retraité de sciences politiques du Cégep de Lévis-Lauzon

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