Liberté illusoire

La créatrice du burkini, Aheda Zanetti (au centre),... (AFP)

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La créatrice du burkini, Aheda Zanetti (au centre), entourée de deux femmes portant le controversé maillot de bain.

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Il semble contradictoire que la France, dont la devise est Liberté, égalité, fraternité, interdise le port de certains vêtements (burkini, burqa...). Mais il faut admettre que les libertés mal balisées peuvent mener à des discordes, à des injustices.

L'égalité et la fraternité, par contre, sont des valeurs qui assurent la cohésion et l'harmonie sociales. Chez nous, certains politiciens prétendent que les gens sont libres de s'habiller comme ils veulent. Mensonge! Il y a des règles vestimentaires partout, formelles ou implicites. Rappelons-nous ces fonctionnaires qui, un été, ont cru possible d'aller travailler en sandales et bermuda. Des règles au travail, oui, mais aussi dans les écoles, les restaurants, les édifices publics, et même dans la rue. 

On se croit libres parce qu'on a bien intégré les normes. L'habillement n'est pas un phénomène anodin. Dans la plupart des cultures, il sert à montrer la différence de statut entre les hommes et les femmes : pour eux, une image de pouvoir; pour elles, une image sexuelle. Plusieurs femmes se soumettent à ces contraintes, sacrifiant ainsi leur confort, leur autonomie, leur identité.

Hélène Marquis, Québec

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