Pour l'avenir des collèges

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À titre de membre de l'ex-Conseil des collèges (1987-1993), je me réjouis de l'annonce de la ministre de l'Éducation concernant l'avenir de l'enseignement supérieur et en particulier de la réinsertion d'un Conseil des collèges avec mandat renouvelé.

Le Conseil auquel je fais référence (aboli en 1994) avait produit, à la suite d'une large consultation, un volumineux rapport : Les collèges pour le Québec du XXIe siècle. On suggérait des orientations sur l'organisation des collèges et de leurs programmes qui méritent d'être relues, car la plupart abordaient des questions soulevées par le projet ministériel actuel. C'est avec la plus grande déception qu'à l'époque, les membres de ce conseil (représentants des instances collégiales et du public) avaient appris que la ministre Robillard allait «tabletter» ce rapport pour, un an plus tard, imposer la funeste réforme des programmes fondée sur la théorie des compétences et confier au Conseil supérieur de l'éducation le mandat de suivre son évolution avec le concours d'une commission d'évaluation soumise aux mêmes objectifs.

Aujourd'hui, je me réjouis du fait que, sensible aux faiblesses du modèle actuel d'enseignement supérieur, la ministre Hélène David propose enfin de faire un pas dans la bonne direction.

Claude Poulin, Québec

***

REM : la finance ou le génie?

En réaction au texte «La province coupée en deux» paru le 11 juillet

Au sujet du Réseau électrique métropolitain (REM) de Montréal, Rémi Guertin et Jacques Vandersleyen écrivent qu'en voulant faire de ce projet une entreprise rentable, la Caisse de dépôt et placement (CDP) fait «comme si le transport en commun pouvait être rentable alors qu'il ne l'est nulle part au monde». Il y a là matière à réflexion pour nos politiciens, car le Québec ne va peut-être nulle part avec le REM. De plus, en confiant à la CDP la construction de telles infrastructures, le gouvernement Couillard a fait une financiarisation du processus habituel de réalisation des travaux publics, d'où une sorte de financiarisation de la démocratie. Quoi de mieux pour enfariner les citoyens...

Le financier remplace dorénavant les ingénieurs et autres professionnels du métier. Dans ce dossier, l'Ordre des ingénieurs est dorénavant devenu le subalterne d'un organisme (CDP) en possession des fonds publics. Le génie est-il présent à la conception de ses oeuvres? Les coûts et tarifs sont-ils fiables? L'intérêt public s'y trouve-t-il? On ne sait pas. Au temps des financiers, la foi est de mise.

Jean-Marie Desgagné, Québec

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