L'Irak sous Sadam Hussein

Des soldats américains passent devant deux bustes géants... (Photo: Hadi Mizban, AP)

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Des soldats américains passent devant deux bustes géants représentant l'ancien homme fort de Bagdad, Sadam Hussein.

Photo: Hadi Mizban, AP

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En 2003, j'étais totalement d'accord qu'on décide d'éliminer Sadam Hussein : je le serais beaucoup moins aujourd'hui, connaissant davantage l'histoire de l'Irak. Je ne connaissais pas les années 60-70.

Finalement, peut-être Sadam Hussein était-il le dirigeant requis pour l'Irak? Il était du parti Baas, parti sunnite au pouvoir depuis 1958. En Irak, il y a 54 % de chiites : donc la majorité chiite est alors dirigée par la minorité sunnite. En 1958, une révolution avait porté au pouvoir le parti Baas, dont les valeurs fondamentales étaient la laïcité et la modernité. Eh oui. Qui l'eût cru?

En 1968, Sadam prend le pouvoir avec une volonté de créer une nation irakienne, une puissance régionale : le but est de créer un État-nation arabe, laïque et moderne, qui dépasserait les particularismes religieux et ethniques. Ça a plein de sens! Dans la façon de faire, il y aura quand même répression du nationalisme kurde et du confessionnalisme chiite. Dans les années 70, Sadam se radoucit en expérimentant d'autres méthodes pour intégrer les chiites : il industrialise davantage leur région et se pose comme protecteur des autorités religieuses. MAIS le succès de la révolution islamique en Iran (à 98 % chiite) vient changer la donne : il y a 54 % de chiites en Irak. Pour l'Irak, il y a menaces de déstabilisation du pays avec l'arrivée du charismatique Khomeyni en Iran, le pays voisin. Alors commence la guerre Irak-Iran lancée par Sadam, et on connaît la suite. Il y aura ensuite l'invasion du Koweït, suivie de la guerre du Golfe.

En 1991, lors de la guerre du Golfe, la coalition décide de ne pas renverser Sadam, craignant l'émergence d'une république chiite au sud de l'Irak tout près de l'Iran à forte majorité chiite.

Connaissant ces faits, peut-être Sadam Hussein aurait-il droit à plus de considérations (ou moins de mépris) de notre part?

Pierre Drolet, Neuville

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