Brexit, la victoire du racisme

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Aujourd'hui, jour de la fête nationale du Québec, nous apprenons que l'Angleterre se sépare du reste de l'Europe. Les anglo-saxons ont voté oui à 52 % pour leur indépendance. Ici au Canada notre gouvernement nous oblige à avoir 60 % pour obtenir notre indépendance? Faut croire que la démocratie est différente d'un pays à l'autre.

Par contre, je sens que derrière le discours patriotique des dirigeants du Brexit se cache une forme de racisme à peine voilé. Et si l'Écosse avait su le résultat de ce référendum du 23 juin avant le sien? Je crois que l'Écosse serait déjà un pays. 

Je ne suis pas devin, mais l'avenir est un peu sombre pour nos valeurs d'ouverture face aux émigrants. Une vague de racisme et la montée de la droite dans plusieurs pays semblent se pointer à horizon. Où sont passées nos valeurs d'accueil et de compassion? 

Laissez-moi vous dire que dans un Québec souverain, les Québécois seraient teintés de toutes les palettes de couleur et vivraient en harmonie et en parfaite fusion avec la diversité des couleurs de la race humaine. 

Michel Houle, Québec

***

Opération charme?

En réponse à la lettre du ministre de l'Éducation aux enseignants et aux enseignantes

«Des élèves qui réussissent, ça fait des profs heureux » avance Sébastien Proulx qui se dit à pied d'oeuvre pour réinvestir dans la rénovation des écoles. Mais, à mettre l'emphase sur la réussite scolaire et les infrastructures, le gouvernement passe à côté de l'enjeu majeur qui confronte le milieu de l'éducation : la valorisation des enseignants et de leur rôle.

Depuis son accession au pouvoir, le gouvernement Couillard n'a cessé de bafouer le milieu de l'éducation. Le ministre a beau prétendre à un profond respect pour les enseignants, il semble oublier que les décisions prises par Philippe Couillard depuis son arrivée au pouvoir vont exactement dans le sens contraire. 

À deux ans de nouvelles élections, on comprend bien l'urgence pour le gouvernement de se refaire une beauté. Le message du ministre se veut touchant... On en mesurera le sérieux et la sincérité à ses réalisations. Le moins qu'on puise dire, pour l'instant, c'est que cette opération de relations publiques dégage une forte odeur d'opportunisme. 

Jean-Paul Plante, La Malbaie

***

John Porter, un des merveilleux rêveurs de Québec

La plupart des gens optent pour des rêves qui combleront leurs besoins personnels. Mais il existe aussi, bien que ce soit plus rare, des rêveurs qui visent large et dont le projet, espèrent-ils, profitera à l'ensemble d'une société. 

Je pense au docteur Louis Dionne qui rêvait d'aider les malades atteints de cancer et qui s'est battu corps et âme contre les fonctionnaires et les pessimistes de tout acabit pour réaliser l'extraordinaire Maison Michel-Sarrasin. Je pense à Serge Filion qui a pris, je ne sais combien de fois, son bâton de pèlerin pour convaincre les décideurs de l'importance d'une promenade Champlain. 

Il y a un autre de ces rêveurs à qui la ville de Québec peut exprimer sa gratitude. John Porter, il y a dix ans, me parlait déjà avec fougue de son projet d'agrandir le Musée national des beaux-arts. Je me souviens encore de la passion qui l'habitait. Je l'écoutais en me disant que trop d'obstacles se dressaient devant lui. Moi-même, en tant qu'amoureux du patrimoine, je n'approuvais pas la démolition de l'aile du monastère des Dominicains, qu'on surnommait le «Bas-Canada», et j'étais persuadé qu'il serait impossible de convaincre tout le monde de la nécessité d'installer un ensemble moderne sur notre belle et vieille Grande Allée. 

Eh bien, fort heureusement, j'avais tort. Ce diable d'homme a non seulement réussi à persuader tous les agents gouvernementaux de l'importance d'une nouvelle aile au Musée, mais il les a aussi convaincus de la nécessité de procéder à un concours international. Le résultat est époustouflant. Merci, John Porter.

Pierre Lahoud, Historien et photographe, Saint-Jean, île d'Orléans 

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