Le Sanctuaire oublié

Le père Marc-André Gingras, supérieur de la Maison... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Le père Marc-André Gingras, supérieur de la Maison Notre-Dame du Sacré-Coeur, quittera à regret le Vieux-Québec à la suite de la mise en vente des bâtiments de sa congrégation.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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Le dimanche 26 juin 2016 avait lieu la dernière messe célébrée avant la fermeture définitive du sanctuaire Notre-Dame-du-Sacré-Coeur (N.D.S.C.) situé rue Sainte-Ursule vendu avec le monastère à Cromwell Management pour y construire des appartements de luxe. C'était une cérémonie empreinte de beaucoup de sensibilité et d'émotions.

Le sanctuaire était même rempli de personnes venues de Montréal parce que leurs parents avaient eux aussi un jour payé un ex-voto. Simple mais remplie de tristesse pour plusieurs y compris les Missionnaires de N.D.S.C. La bénédiction s'est passée à l'extérieur sur le parvis et on y a vu se refermer définitivement les portes du sanctuaire. Je ne suis pas pratiquante mais c'était pour moi un certain adieu à mes parents qui avaient à l'époque (1951) payé pour un ex-voto.

Il y a 930 ex-voto à l'intérieur de ce sanctuaire. Les vitraux qu'on y trouve sont d'une beauté exceptionnelle, tous payés par de généreux donateurs. Le promoteur dit que le sanctuaire lui-même ne sera pas détruit mais demeurera fermé; laissez-moi vous dire que je suis plus que sceptique.

Ni le cardinal Gérald-Cyprien Lacroix ni le maire de Québec n'étaient présents pour ce moment historique. D'ailleurs, je n'y ai vu aucun journaliste également.

J'ai écrit à tout ce beau monde : Monseigneur, le maire, Julie Lemieux, les trois conseillers de l'opposition, Alain Crevier de Second regard et Bruno Savard de Radio-Canada pour demander de faire pression sur le promoteur afin que le sanctuaire demeure accessible ne serait-ce que quelques heures la fin de semaine. Le seul qui a daigné me répondre est Alain Crevier. Triste à mourir...

Si nous étions en France, ce sanctuaire serait resté ouvert. Les Français, même les jeunes, s'intéressent au patrimoine. Conclusion : c'est plus payant en taxes des immeubles à logements qu'un monastère et son sanctuaire.

Sylvie Magnan, Québec

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