Veut-on vieillir au Québec?

Vieillir me fait peur quand je regarde le peu de respect que notre gouvernement... (Infographie Le Soleil)

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Vieillir me fait peur quand je regarde le peu de respect que notre gouvernement porte aux aînés qui ont façonné le Québec. Nos vieux en perte d'autonomie reçoivent de moins en moins toute la dignité à laquelle ils ont droit.

Je pense que d'être gouverné par des médecins ne donne pas le goût que ces gens s'occupent de nous. On coupe dans les services d'hygiène, on leur fait manger des aliments qui ne sont pas toujours appropriés pour leur condition. On tente de nous faire croire que vieillir, c'est l'aboutissement d'une vie. Une vie dans des condos de luxe avec tous les services... si on a les moyens et la santé qui va avec. Dans le cas contraire, on va les attendre, les services!

Je souhaite que mes concitoyens réalisent qu'ils n'ont pas tous les mêmes avantages. À nos médecins élus, arrêtez de couper dans le gras, car nos aînés n'en ont plus.

L'âge d'or n'est pas doré pour tous.

Michel Lepage, Saint-Eustache

***

La morale selon Bernard Drainville

Bernard Drainville s'est révélé sans pareil pour fustiger le manque d'éthique des libéraux et dénoncer à répétition, spécialiste des exécutions sommaires, le viol des principes moraux chez les autres. Il devrait méditer aujourd'hui le propos suivant du philosophe Alain : «La morale n'est jamais pour le voisin, sinon il ne s'agit plus de morale, mais de moralisme». En démissionnant à mi-mandat pour un emploi à la radio, il oublie qu'il avait été, en 2013, très dur pour un député démissionnaire qui «ne respecte pas le contrat moral qu'il a pris avec ses électeurs» et entraîne une élection partielle coûteuse. Un an plus tôt, à l'adoption de la loi 3 sur les élections à date fixe qui visait à mettre les principes démocratiques au-dessus de la partisanerie, il déclarait : «On a des principes ou on n'en a pas, et on ne renonce pas à un principe parce que le panorama politique change. Un engagement moral, précisait-il, que le gouvernement soit majoritaire ou minoritaire». Pourtant, l'engagement a été bafoué et son gouvernement minoritaire a déclenché les élections au moment qu'il pensait lui être favorable.

Monsieur Drainville, les principes ne valent-ils donc que pour les autres?

Romain Gagné, Québec

***

D'autres pays ont déjà banni les pitbulls

En réaction à l'éditorial de Jean-François Cliche «Pitbulls : la fausse solution» publié le 11 juin

Monsieur Cliche,

Si le Canada interdisait purement et simplement la possession des pitbulls, il suivrait l'exemple de plusieurs pays avancés qui ont déjà adopté des lois à cet égard. Citons le Royaume-Uni et l'Irlande du Nord, l'Irlande, la Norvège, le Danemark, la France, l'Allemagne et l'Australie! Aux États-Unis, les pitbulls sont interdits sur les bases du Corps des Marines, parce que jugés trop dangereux! Visiblement, le bannissement de cette race agressive plaît à beaucoup d'esprits.

Le pitbull tire son origine des molosses qu'on dressait, au XIXe siècle, pour des combats de chiens et de taureaux. On a donc favorisé chez la bête l'agressivité, la force et la rapidité. Que certains propriétaires d'aujourd'hui en fassent des chiens de maison et que certains les dépeignent comme de braves toutous, cela ne change rien à l'affaire : le pitbull est une bête créée pour l'attaque. Je soupçonne ceux qui aiment cette race d'être sensibles, à des degrés divers, à cette mystique du «chien de combat» et à l'aura de dangerosité qui l'entoure. La violence fascine.

Tous les goûts sont dans la nature, sans doute, mais pour la même raison qu'on ne tolère pas que son voisin s'arme comme une nation en guerre, les chiens de combat n'ont pas leur place parmi les humains.

Puisque vous aimez faire appel au bon sens et à la rationalité de vos lecteurs, je vous soumets la proposition suivante, appuyée sur le principe de précaution. Ce n'est pas une nécessité de la vie d'avoir un pitbull! Qu'on bannisse donc tout simplement cette bête controversée et que ceux qui veulent un chien se tournent vers une race moins dangereuse.

Raymond Duchesne

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