Les ministres de l'Éducation écoutent-ils?

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J'ai lu avec beaucoup d'intérêt, dans Le Soleil du 8 juin, le point de vue donné par Lucie Bouchard, personne très engagée au sein du Conseil supérieur de l'Éducation. Je ne doute ni de la compétence ni de l'engagement des membres du Conseil supérieur, mais je pense que les opinions données aux différents ministres de ces dernières années n'ont pas eu l'influence souhaitée; je pense même que les ministres n'en tiennent pas compte.

Rappelons que notre système scolaire, depuis la création du Ministère dans les années 60, faisait des progrès et s'énergisait à même la compétence et l'engagement de celles et ceux qui «font l'école», ces enseignantes et enseignants soutenus par des directions dynamiques. Et les ministres, l'un après l'autre depuis 10 ans, sont venus «compresser» et diminuer l'enthousiasme des personnes et la qualité des services, surtout ceux donnés aux élèves en difficulté d'apprentissage.

Que fait le Conseil supérieur devant une telle situation? En 1963, à ma dernière année au baccalauréat en pédagogie, un professeur nous avait dit : «La politique et l'école ne feront pas bon ménage.» Je souhaitais qu'il soit dans l'erreur, mais, parfois, je me questionne sur le réalisme de sa prophétie.

André Drapeau, Saint-Roch-des-Aulnaies

Fautes graves il y a eu, fautes graves il y a!

La situation au ministère des Transports du Québec (MTQ) ressemble à une mascarade. Et voici pourquoi :

- Faute grave il y a eu quand le premier ministre a écarté M. Poéti du MTQ. C'était l'homme de la situation pour nettoyer les écuries d'Augias.

- Faute grave il y a eu quand le PM a nommé M. Daoust comme ministre des Transports. En procédant ainsi, le PM voulait, sciemment ou inconsciemment, laisser le MTQ entre les mains d'un troisième pouvoir qui profitait de l'assiette au beurre.

- Faute grave il y a quand le PM s'entête à protéger le ministre des Transports qui s'enfarge dans des tissus de mensonges lorsqu'il répond aux questions de l'opposition à l'Assemblée nationale.

- Faute grave il y a quand le PM semble ne pas prendre au sérieux ce maelström politique qui déshonore lui-même, son parti et l'État.

Finalement, espérons que tout cet imbroglio ne se termine pas par un mea culpa, mea maxima culpa, puis passons à autre chose.

Lévis Bouchard, Québec

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