Le droit et la mort

La mort est non seulement médicalisée, la majorité des personnes mourant à... (Infographie Le Soleil)

Agrandir

Infographie Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

La mort est non seulement médicalisée, la majorité des personnes mourant à l'hôpital de nos jours, mais elle sera désormais de plus en plus encadrée dans un cadre juridique. Est-ce là une bonne chose, un progrès? J'en doute, la mort n'étant plus vue comme un phénomène naturel, mais comme une «affaire» médicale et juridique.

C'est un choix de société que je ne partage pas. La vie comme la mort sont des questions tellement grandes qu'elles ne peuvent s'encarcaner dans la médecine ou le droit. On le constate dans le débat autour du projet de loi C-14, certains voulant en agrandir la portée, d'autres la réduire. Et la Cour suprême qui y va de son opinion, avec une définition de l'aide médicale plus étendue que celle prévue dans le projet. Je pense qu'il faut revenir à l'essentiel, soit démédicaliser le plus possible la mort et réduire au minimum le rôle du droit dans celle-ci. La mort doit être vue comme un phénomène naturel. Est-ce que cette option est envisageable à large échelle dans notre société? Oui, mais pas dans le monde tel qu'il est. Je crois cependant que la voie des soins palliatifs généralisés demeure la voie la plus humaine et naturelle à privilégier.

Michel Lebel, Ancien professeur de droit public, Entrelacs

***

Le goût amer d'Expo Québec

Déjà annoncé par les propos et les agissements du maire de Québec depuis un certain temps, le couperet vient de tomber sur le grand évènement familial Expo Québec. En annonçant les funérailles, M. Labeaume a mentionné que pour la Ville, ce n'était pas payant. C'est la même personne qui, avec notre carte de crédit, est allée à Lausanne afin de charmer les dirigeants du CIO, la même qui, en 2009, a dépensé des millions de dollars pour présenter gratuitement le Moulin à images et le Cirque du Soleil. Le maire invoque l'aménagement du futur Grand Marché public et la construction de la place publique Jean-Béliveau pour se justifier. Il a lui-même créé de la pression sur les terrains d'ExpoCité par ses idées de développement autour du nouvel amphithéâtre. S'il avait investi les millions de dollars pour son futur Grand Marché public au Marché du Vieux-Port, la pression aurait diminué pour autant. Le conseiller municipal et président d'ExpoCité, Vincent Dufresne, avait annoncé en février que, comme un bon vieux hot-dog relish, moutarde, ketchup, la programmation 2016 serait plus proche du goût des gens. C'est plutôt un goût amer.

Jocelyn Boily, Québec 

***

Un vérificateur à la santé

Quand on apprend que le temps d'attente dans les urgences du Québec est le pire au Canada, voire en Occident, abolir le poste de commissaire à la santé est aussi significatif que si on abolissait celui du vérificateur général au gouvernement. Le geste du ministre actuel de la Santé nous dit qu'il ne peut souffrir une critique indépendante. Au minimum, c'est de l'orgueil mal placé. De surcroît, ce dernier étant un médecin, il y a apparence de conflit d'intérêts; il semble vouloir limiter les regards externes dans ce qu'il considère comme son fief médical, alors que le domaine de la santé et du bien-être comporte de nombreuses professions et autres intervenants. Il faut distinguer intervenants et gestionnaires de ces derniers.

Appelons les choses par leur nom; ce dont la santé et le bien-être social ont besoin, c'est d'un vérificateur externe de la gestion globale (efficacité, efficience et intégrité des opérations et des contrôles) de la santé et du bien-être; d'une vérification indépendante et efficace. Et c'est le même besoin pour tous les ministères, dont ladite vérification interne devrait relever du Vérificateur général et non des ministères. Le ministère des Transports nous en fournit un exemple patent depuis quelques années déjà. Il nous donne ces jours-ci, encore, la preuve que le problème dure toujours et qu'on ne peut se fier à la vérification interne d'un organisme, puisque le ministre a dû engager une vérificatrice externe.

Le premier ministre, même s'il est médecin lui aussi, doit voir à la fiabilité et à l'intégrité du contrôle de la gestion gouvernementale. Le vérificateur général doit avoir le mandat de proportionner les efforts de contrôle là où ça compte, et couvrir tous les ministères et organismes gouvernementaux.

Bernard Dupont, Québec

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer