Le droit et la mort

La mort est non seulement médicalisée, la majorité des personnes mourant à... (123RF/Jordan McCullough)

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La mort est non seulement médicalisée, la majorité des personnes mourant à l'hôpital de nos jours, mais elle sera désormais de plus en plus encadrée dans un cadre juridique. Est-ce là une bonne chose, un progrès? J'en doute, la mort n'étant plus vue comme un phénomène naturel, mais comme une «affaire» médicale et juridique.

C'est un choix de société que je ne partage pas. La vie comme la mort sont des questions tellement grandes qu'elles ne peuvent s'encarcaner dans la médecine ou le droit. On le constate dans le débat autour du projet de loi C-14, certains voulant en agrandir la portée, d'autres la réduire. Et la Cour suprême qui y va de son opinion, avec une définition de l'aide médicale plus étendue que celle prévue dans le projet. Je pense qu'il faut revenir à l'essentiel, soit démédicaliser le plus possible la mort et réduire au minimum le rôle du droit dans celle-ci. La mort doit être vue comme un phénomène naturel. Est-ce que cette option est envisageable à large échelle dans notre société? Oui, mais pas dans le monde tel qu'il est. Je crois cependant que la voie des soins palliatifs généralisés demeure la voie la plus humaine et naturelle à privilégier.

Michel Lebel, ancien professeur de droit public, Entrelacs

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