Vos baisses d'impôts vont-elles me vider les poches?

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Le premier ministre Couillard envisage de baisser les impôts des contribuables lorsque les finances de l'État le permettront. Ce qu'il faut comprendre ici, c'est que le gouvernement annoncera sûrement en 2018 (année d'élection provinciale) des baisses d'impôts.

M. Couillard nous propose la bonne vieille recette de la droite qui consiste à nous faire croire qu'avec des baisses d'impôts, nous allons devenir riches comme Crésus; qu'avec toute cette fortune, nous allons consommer comme jamais et que cette soudaine consommation se traduira par la création de milliers d'emplois. Ce que M. Couillard ne nous dit pas, c'est que cette recette a été appliquée par les différents gouvernements au Québec et au Canada depuis des années sans nous apporter le nirvana économique promis. Que toutes ces baisses profitent davantage aux riches qu'à la classe des travailleurs. Que le peu d'argent que nous allons retirer de cette mesure va surtout servir à payer nos dettes plutôt qu'à consommer davantage. Mais, surtout, il omet de dire que ces baisses d'impôts contribuent largement à vider les coffres de l'État et, par la suite, «bonne gestion oblige», à justifier toutes les coupes que les gouvernements font dans nos programmes sociaux.

En fin de compte, avec l'annonce de M. Couillard, je dois m'attendre à recevoir peut-être une centaine de dollars en réduction d'impôts, mais certainement moins de services publics, et bien sûr, des augmentations de tarifs, par exemple pour les frais de garde et d'hydroélectricité afin de compenser les pertes de revenu que le gouvernement s'inflige en accordant des baisses d'impôts. Voilà pourquoi M. Couillard, vos baisses d'impôts vont finir par me vider les poches!

Sylvain Martin, Shefford, Québec

***

Poëti c. Couillard

Le président de l'Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec, Michel Gagnon, a déclaré : «Ça s'est amélioré depuis [le rapport] Duchesneau. Il y a eu de l'embauche pour renforcer l'expertise interne, mais le problème, c'est que le MTQ [Transports Québec] n'est pas capable d'embaucher des ingénieurs d'expérience.»

Pourquoi cela? Parce que leur salaire à l'embauche est plafonné. Pourquoi des ingénieurs d'expérience accepteraient-ils une baisse de salaire? Le MTQ devra revoir ses politiques d'embauche et ses grilles salariales s'il veut tenir tête au privé. Cela dit, comme plusieurs citoyens québécois, je me questionne sur la rétrogradation de Robert Poëti due au premier ministre Philippe Couillard. Celui-ci dit n'avoir pas été informé de ce qui se grenouillait au MTQ. Permettez-moi d'en douter. J'émets une hypothèse : M. Poëti agissait comme si le ménage n'avait pas encore été complété au MTQ et pour M. Couillard cela rappelait l'ère Charest, ce qui lui était intolérable.

Sylvio Le Blanc, Montréal

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