Le pot ou le pont

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Pour une rare fois, je suis totalement d'accord avec M. Labeaume, quand il claironne haut et fort que le parti de Justin Trudeau devrait respecter sa promesse électorale de faire peinturer notre magnifique pont de Québec, considéré à une époque comme l'une des sept merveilles du monde.

Nous savons que le CN ne sera pas obligé de payer. Selon le maire de Lévis, le ministre Duclos serait prêt à analyser tous les scénarios. Avant que le pont de Québec soit repeint, il pourrait tomber pour une troisième fois dans son histoire. 

Il y a une autre promesse qui, elle, risque d'être réalisée d'ici un an. Avant que notre pont soit peinturé, le gouvernement fédéral légalisera la marijuana. Vous ne trouvez pas que cela est une réalité difficile à accepter?

Si c'est vrai que M. Duclos envisage différentes solutions, eh bien moi, je vais lui suggérer un super-scénario. Pourquoi ne pas créer rétroactivement un fond pour repeindre notre pont avec les sommes engrangées par les profits générés par la légalisation de la marijuana? Bien sûr, cette suggestion sera repoussée du revers de la main et elle risque de s'envoler en fumée, diront certains, mais je crois sincèrement que c'est immoral de légaliser le pot avant de peinturer le Pont de Québec. 

Michel Houle, Québec

Libre concurrence

Les traités de libre-échange nous ont été présentés comme nécessaires à la prospérité et la population y a adhéré par obligation. Il était alors connu que les accords de libre-échange libéralisaient les marchés et les déréglementaient en fonction des intérêts des entreprises.

Comme c'est le cas pour l'hébergement avec Airbnb, il était inévitable de voir apparaître une application mobile comme UBERX mettant en lien des personnes cherchant à se déplacer en voiture avec des chauffeurs qui sont prêts à offrir ce service.

Le projet dinosaure du ministre Daoust protégeant le vieux modèle qui stagne depuis 40 ans est une décision politique venant à l'encontre du développement technologique en effervescence dans tous les domaines. On dénonce les monopoles de toutes sortes et on veut la libre concurrence. Il s'agit de règlementer la compagnie et non nous retourner à l'âge des cavernes comme le veut le président du regroupement des intermédiaires du taxi de Québec Abdallah Homsy. UBERX doit rester et payer ses impôts à l'État comme tout citoyen.

Jocelyn Boily, Québec

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