La consultation commence mal

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En réaction au texte «Une coalition contre le dézonage des terres agricoles de Québec», paru le 31 mai

Le schéma d'aménagement et de développement pour l'agglomération de Québec a été déposé le 27 avril. Il doit faire l'objet de consultation auprès des résidents de Québec ainsi que des groupes organisés. Toutefois, on ne peut que se demander quel est le sens de cette opération quand on lit l'article signé par Valérie Gaudreau.

La réaction du maire Régis Labeaume à l'initiative de cette coalition paraît très claire, puisque Mme Gaudreau écrit: «Pas question de changer d'idée, réplique le maire de Québec, Régis Labeaume.»

Pour M. Labeaume donc, il s'agirait d'un vieux débat, et il n'est pas question de reculer dans les plans de la Ville.

Cependant, si une telle coalition, constituée de plusieurs groupes et d'agriculteurs, revient à la charge, on peut raisonnablement penser que la démonstration de la nécessité absolue de procéder de cette façon, soit d'accroître le périmètre d'urbanisation en dézonant d'excellentes terres agricoles, n'a pas été faite de façon convaincante par la Ville. Est-ce ainsi que le maire recevra le point de vue de tous ceux qui pourront manifester une opposition, voire un questionnement sur les plans de la Ville inscrits dans le schéma d'aménagement?

Si, dès le départ, ce schéma d'aménagement et de développement ne peut être remis en question, à quoi servira la consultation? Celle-ci n'est-elle faite que parce qu'il s'agit d'une obligation légale imposée par le gouvernement du Québec?

Nicole Moreau, Québec

***

Régionaliser l'aérospatiale

Le secteur de l'aérospatiale est en effervescence au Québec et ne rejette pas l'idée de gagner de l'altitude. De ce fait, le gouvernement Couillard voit d'un bon oeil l'injection de 250 millions $ sur cinq ans pour solidifier et ainsi rendre plus attractive cette industrie qui n'aime pas s'écraser dans l'encre rouge.

De l'autre côté, toute cette industrie est basée dans la grande région de Montréal et, malheureusement, en aucun moment le gouvernement Couillard ne pense à décentraliser ou à régionaliser cette industrie qui dirige ses dividendes au même endroit. Il me semble que M. Couillard, pas assez seyant, est le premier ministre de toute la province, les régions seraient-elles disparues du radar?

Michel Beaumont, Québec

***

La détermination des indéterminés

Les péquistes ont eu droit aux conditions gagnantes de Lucien Bouchard. Ils les attendent toujours. Les péquistes ont eu droit à la saison des idées de Bernard Landry. Les péquistes n'ont retenu qu'une idée: le pouvoir. Les péquistes ont eu droit à la feuille de route d'André Boisclair: ils ont pris le champ avec... heureusement. Pauline Marois, le 7 avril 2014, lança sa campagne avec un slogan personnalisé: une femme déterminée. En cours de campagne, elle devint une femme indéterminée. Le soir du scrutin, elle pouvait dire: terminé!

Après la démission surprise (?) de PKP, les péquistes se cherchent un nouveau chef. Deux femmes et deux hommes sont en lice. La bataille reprend autour de la date du prochain référendum (le troisième). Les candidats se démarquent dans les nuances. Ils veulent tous un référendum, mais ils ne sont pas unanimes sur la date de la future consultation.

Alexandre Cloutier règle le problème: il lancera huit «chantiers». Pas dix, mais huit. Un «chantier» étant un euphémisme pour remplacer les conditions gagnantes, la saison des idées, la feuille de route. L'aspirant chef veut envoyer le Québec dans les «chantiers», comme on dit qu'un livre est «en chantier».

Les huit chantiers terminés, Alexandre Cloutier sera sans doute déterminé; et s'il est élu chef, il passera comme tous ses devanciers par la phase indéterminée. Puis, pour une énième fois, ce sera terminé.

Martine Ouellet est déterminée. Elle n'est pas encore élue chef. Mais si jamais elle le devient, elle jettera rapidement un coup d'oeil sur les sondages. Elle deviendra indéterminée. Puis ce sera terminé.

Faudra-t-il écrire sur des panneaux, afficher les bords des autoroutes du Québec pour dire aux péquistes que leur projet est terminé? La prochaine élection va les convaincre. Le nationalisme des Québécois ne dépasse pas celui de Duplessis. Que faudra-t-il de plus pour les en convaincre?

Nestor Turcotte, Matane

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