Le salaire de la dignité

Le ministre de l'Emploi et de la Solidarité... (Archives La Presse)

Agrandir

Le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais

Archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Pour souligner la 43e Semaine de la dignité des personnes assistées sociales, nous tenons à rappeler que la pauvreté a un sexe : il est féminin.

Les femmes sont plus nombreuses à occuper un emploi atypique, au salaire minimum ou à temps partiel qui ne leur permet pas de sortir de la pauvreté. Elles s'appauvrissent, car les prestations d'aide sociale ainsi que le salaire minimum ne sont pas indexés au coût de la vie. Sans oublier les hausses de tarifs, qui affectent particulièrement les femmes, comme on l'a vu avec les CPE. 

C'est pourquoi nous tenons à soulever l'importance de hausser le salaire minimum. Cela assurerait davantage la dignité des personnes que de les obliger à participer aux mesures d'employabilité non adaptées que nous propose le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale avec son projet de loi 70. 

Nous exigeons du ministre qu'il tienne compte de la réalité et des besoins des personnes avant d'implanter ces mesures.

Françoise Laforce Lafontaine

Marie-Hélène Fortier, Québec

***

Projet de loi rétrograde

Lettre à François Blais, ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale

Nous apprenions récemment que les prestations des nouveaux demandeurs d'aide sociale pourraient être amputées d'un montant pouvant aller jusqu'à 224 $, s'ils ne se soumettent pas aux obligations imposées par votre ministère. Cette réforme que vous menez actuellement conduira des milliers de locataires du Québec dans un mur.

Présentement, la prestation de base d'une personne assistée sociale est de 623 $ par mois. Il s'agit déjà d'un revenu indécent, qui est à moins de la moitié du seuil nécessaire pour sortir de la pauvreté. Entre 2002 et 2015, cette prestation de base a augmenté d'à peine 101 $, soit 19,6 %. Dans la région de Québec, pour la même période, le loyer moyen d'un studio a, quant à lui, connu une hausse de 158 $, soit 40,7 %, une hausse deux fois plus forte que celle du revenu des plus pauvres.

Vous comprendrez, Monsieur le ministre, que dans un tel contexte il devient de plus en plus ardu de boucler le budget; que toute coupe supplémentaire condamnera des ménages à ne plus être en mesure de payer leur loyer. Inévitablement, des milliers de personnes se retrouveront sur le pavé. 

En cette semaine de la dignité des personnes assistées sociales, il est encore temps, M. Blais, de faire amende honorable : dites non à la vision rétrograde et passéiste mise de l'avant par votre gouvernement et retirez le projet de loi 70.

Jonathan Carmichael

Bureau d'animation et information logement, Québec 

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer