Donnons une chance au CIO

Les Olympiques à Québec? Pourquoi pas? Peut-être suis-je naïve mais je crois... (Infographie Le Soleil)

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Les Olympiques à Québec? Pourquoi pas? Peut-être suis-je naïve mais je crois toujours au rêve de Pierre de Coubertin. Je crois en la jeunesse. Je crois en l'activité physique. Je crois au rassemblement de peuples originaires des quatre coins du monde.

Non, je n'ignore pas leurs coûts gigantesques. Ni le dopage. Ni leurs effets parfois néfastes sur certains groupes humains. Mais ces Jeux réinventés par le célèbre baron français ont subi une sévère défiguration. Est-ce possible de renverser la vapeur? Laissons donc une chance à la réforme de Thomas Bach, président du CIO.

Régis de Québec, comme Denis de Montréal, sont des maires qui défendent leur ville bec et ongles. Ils sont de chair et de sang! Malgré leurs défauts, je les préfère de beaucoup à la majorité de nos élus. Les politiciens en cire ne se trouvent pas seulement dans les musées.

Martine Lacroix, Montréal

***

Les gènes du PLQ

Amir Khadir n'a pas tout à fait raison, Charest n'est pas le «premier suspect». Les moeurs électorales du PLQ datent du temps d'Alexandre Taschereau au moins. Pendant son règne de 16 ans comme premier ministre du Québec, il s'est donné les moyens financiers d'«acheter» ses élections en siégeant au conseil d'administration de compagnies qui renflouaient, à sa demande, la caisse du parti. C'est la corruption qui l'a forcé à démissionner en 1936 pour céder la place à l'agronome Adélard Godbout.

À partir de ce moment jusqu'en 1970, l'ADN du PLQ a muté. L'arrivée de Robert Bourrassa en a révélé la nouvelle mouture. L'État était devenu un magasin où tout mandat pour des services comme ceux d'ingénieurs devait être «acheté», on venait nous le dire dans nos bureaux. Deux ans après son élection, la perversion était la règle.

René Lévesque, pendant son règne de 1976 à 1985, a bien tenté de mettre en place un système informatisé pour éloigner des politiciens l'octroi des mandats. Mais de petits futés ont réussi à le contourner. À son retour en 1985, Robert Bourrassa n'a rien fait pour empêcher la bête de revenir. 

Enfin, nous avons assisté en 2003 au retour à l'Assemblée nationale du PLQ dont les gènes devaient orienter les pratiques et les habitudes.

Jean-Marie Desgagné, Québec

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