Élection olympique

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En direct de Lausanne, le maire de Québec, Régis Labeaume, nous a annoncé, par ses propos, qu'il est officiellement en mode olympique et rêve de Jeux aussi modestes que ceux de Lillehammer.

Ces Jeux se sont tenus en 1994 et le coût de la vie a terriblement augmenté depuis 22 ans. Qu'il ne suffise de mentionner la sécurité qu'exige la venue de près de 2000 athlètes de différents pays. Que dire maintenant des coûts liés aux différents moyens de communication ultramodernes.

Il est certain que, comme c'est son habitude, le maire demandera aux deux autres paliers de gouvernement de payer la majeure partie de la facture. Je ne suis pas certain que la population acceptera que le gouvernement libéral de Justin Trudeau ajoute à ses déficits déjà énormes les milliards que ce projet exigera.

Les Québécois lourdement taxés qui ont subi et subiront de façon récurrente le régime d'austérité du gouvernement libéral de Philippe Couillard n'accepteront pas que des milliards de dollars soient engloutis dans des Jeux dont aucun pays ne veut.

À deux ans des prochaines élections municipales, notre maire se cherche un projet à présenter à la population pour la mettre face à un autre si!

Jocelyn Boily, Québec 

***

Victoire sans panache

La récente victoire de Mireille Jean au Saguenay ne représente qu'une petite victoire, malgré la joie affichée par PKP. Notons que seulement 41 % des électeurs se sont prévalu de leur droit de vote; à mes yeux, c'est un désintéressement de la population. 

Concernant les trois autres partis dans la course, on ne peut que distribuer des bonnets d'âne. Ce fut gênant pour le PLQ qui est pourtant au pouvoir en récoltant 30 % des suffrages, la CAQ recule donc à 12 % et, bien à sa place, Québec solidaire avec une pitance de 8 %.

Mme Jean aura donc reçu 46,7 % des suffrages exprimés du 41 % des gens qui se sont déplacés; cela ne représente que 19,15 % de la population entière habile à voter. Peut-on réellement parler de victoire avec panache dans un désintéressement bien senti?

Michel Beaumont, Québec

***

La présomption d'innocence pour tous et toutes

Le Regroupement des femmes sans emploi du Nord de Québec (ROSE du Nord) revendique, pour les personnes assistées sociales, la présomption d'innocence, tel que mentionné par les membres du gouvernement du Québec : «... la présomption d'innocence à laquelle tout le monde a droit» -  Philippe Couillard

Sur ce point, nous sommes en accord avec les propos tenus par le premier ministre. Par contre, nous nous attendons à un effort de cohérence de la part du gouvernement. En effet, si les ministres libéraux veulent se prévaloir de la présomption d'innocence, il importe d'abord qu'ils utilisent correctement leur pouvoir législatif afin d'assurer ce droit à l'ensemble de la population. Alors, nous pourrons affirmer sans rire que «tout le monde y a droit».

Les personnes assistées sociales ne bénéficient pas de cette présomption d'innocence. Au contraire, il n'est pas rare qu'on les accuse à tort et à travers, les laissant ainsi se dépêtrer avec le fardeau de la preuve. Voilà encore une astuce du ministère pour aller chercher des sous dans les poches des plus pauvres qui sont à bout de force.

Effectivement, à l'aide sociale, on est considéré, par le ministère, comme coupable jusqu'à preuve du contraire, ce qui est à l'opposé du traitement que toute personne reçoit dans notre système juridique qui, lui, se base sur la présomption d'innocence.

Par exemple, selon ROSE du Nord, organisme de défense des droits des femmes sans emploi, il n'est pas rare de défendre des personnes qui se font réclamer des fausses dettes par le ministère. Cela survient entre autres lorsque le ministère suppose, sans preuve, qu'elles ont eu des revenus. Parce que les frais bancaires augmentent avec le nombre de transactions, ces personnes préfèrent retirer une bonne partie du montant en début de mois. Cela facilite la gestion pour ensuite déposer ce qui reste quand les dépenses principales sont faites. Se basant sur ces transactions, le ministère leur demande alors de justifier chaque petit dépôt de 5 $, remontant parfois cinq ans en arrière ou plus. «Si M. Hamad a droit à la présomption d'innocence, pourquoi les personnes assistées sociales n'y ont pas droit? » demande une femme ayant elle-même été accusée sans preuve par le MESS. Accusées sans preuve, les personnes les plus poquées de la société ont à porter, en plus du poids des préjugés, le fardeau de la preuve.

Voilà pourquoi tant de gens se retrouvent à payer une dette au ministère, par manque de force pour se battre et obtenir justice. Elles qui n'ont pas, contrairement à M. Hamad, le luxe d'aller en Floride pour refaire le plein d'énergie ou évacuer la colère...

Marielle Bouchard, Pour ROSE du Nord, Québec

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