Longue vie... aux deux marchés!

Le amateurs ont notamment pu pêcher de la... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Le amateurs ont notamment pu pêcher de la truite, de la perchaude, de la lotte et du brochet au bassin Louise.

Le Soleil, Erick Labbé

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Échos dans Le Soleil du 7 avril de la conférence de presse annonçant que le concept proposé par la Coopérative des horticulteurs du Québec pour le futur marché d'alimentation a été retenu. Trois fois plus gros que le Marché du Vieux-Port, lumineux, sentant les épices, «plus beau marché en Amérique du Nord et j'en passe». Bien joli tout cela.

Que restera-t-il au Vieux-Port? Possiblement un marché satellite, avec quelques étals. Qui pourrait demeurer à l'endroit actuel ou être installé au rez-de-chaussée du stationnement étagé qui sera construit sur la future place des Canotiers devant le Musée de la civilisation. Une option un peu glauque à première vue...

Avec le futur grand Marché, «on cherche une expérience sensorielle», explique le maire. Le Marché du Vieux-Port, avec le bassin Louise, les voiliers, le fleuve et une vue imprenable sur la ville fortifiée constitue déjà toute une expérience sensorielle. Une ambiance maritime, vieux port tiens, que le Grand Marché ne pourra jamais égaler, quels que soient les aménagements qu'on y fera.

Parlant d'expérience sensorielle, le Vieux-Port en a ajouté une nouvelle en 2016 : la possibilité de faire apprêter et de manger sur place les truites pêchées sous glace au bassin Louise voisin. L'activité, le Village Nordik, a connu un succès extraordinaire. «C'est plus de 5000 visiteurs par semaine. On est super contents. Je pense que ça exprime bien, aussi, la vision qu'on a présentée à la population de Québec en aménageant des espaces de qualité. On veut que les gens en profitent», expliquait Mario Girard, pdg du Port de Québec, le 26 février dernier dans le Journal de Québec.

L'édifice du marché abritait les services d'inscription, le matériel de pêche et permettait aux pêcheurs, aux visiteurs et aux travailleurs de se restaurer. Car au-delà de son rôle de marché public, on oublie souvent que le bâtiment actuel offre divers services, joue le rôle de refuge, de restaurant et d'entrepôt. Il constitue un point d'ancrage rendant possible ou facilitant la tenue d'activités variées, activités en voie de multiplication sur et autour du bassin. Si l'édifice est fermé voire démoli, qu'adviendra-t-il de cette belle dynamique?

Faut-il absolument opposer les deux expériences, celle qui existe déjà et celle que l'on souhaiterait créer, sacrifier la maritime/urbaine pour que vive l'épicée/banlieue? Il est clair qu'une partie de la clientèle de l'actuel marché ne suivra pas. Oubliez les touristes et, dans une large part, les habitants des quartiers limitrophes. Il est toutefois envisageable que les résidents de Limoilou et les navetteurs regagnant après le travail les quartiers de la couronne nord, Lac-Beauport, Stoneham, soient tentés de s'approvisionner au Grand Marché, si le stationnement est gratuit. Des expériences différentes, des clientèles différentes. Longue vie aux deux marchés!

Michel Beaulieu, Québec

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