Quand la politique dérape

Sam Hamad et Philippe Couillard... (Photothèque Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Sam Hamad et Philippe Couillard

Photothèque Le Soleil, Caroline Grégoire

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Dans le dossier Hamad, on mélange tout. Le premier ministre a tout à fait le droit de démettre un ministre de ses fonctions, peu importe la nature des allégations sur ce dernier, de manière temporaire, permanente et même sommaire. On appelle ça de la «politique» : les gens qui font de la politique savent fort bien qu'il y a des forces adverses qui cherchent à les faire mal paraître et à les discréditer et qu'il leur faudra faire face à une opposition farouche. Les hautes sphères de la politique ont leurs avantages (limousine, pouvoir, médias) mais on connaît aussi le prix à payer.

Confier un dossier politique chaud et urgent au Commissaire à l'éthique, c'est mettre en place un minitribunal sommaire sur des enjeux de nature quasi criminelle. En plus d'enrayer le processus qui demande une action politique immédiate, M. Couillard refile la patate chaude d'une décision qui lui revient de prendre en urgence à un tiers qui n'a aucun des moyens d'enquête de la police en choses criminelles. Au pis aller, M. Couillard aurait pu demander un avis en 48 heures au Commissaire à l'éthique pour prise de décision politique rapide. Quel gâchis!

André Verville, Lévis

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