Résister à la corruption

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(Québec) En affaires et en politique, on est constamment exposé à des opportunités, certaines claires et limpides, d'autres moins. Poser des questions sur les aspects troubles, c'est aussi devenir moins collaborateur et moins joueur d'équipe.

Tout à coup, ça fait de vous une personne qui a «des problèmes avec ça» et qui devra être écartée des cercles d'influence de l'organisation. Il n'y a que les caïds qui se vantent d'être dans l'illégalité, la plupart du temps les choses illégales sont maquillées sous une belle façade toute propre : on vous jurera que tout est parfaitement légal, on se montrera même insulté de vous voir suspicieux si vous posez des questions.

Bien gérer le flou sans se compromettre, c'est devenu une compétence incontournable de toute carrière en affaires ou en politique. Certains en ont fait un art et ils atteignent les sommets. D'autres moins prudents ou plus malchanceux vont se brûler les ailes. Quelques-uns vont tout simplement refuser de se prêter à ce petit jeu. Ils seront éliminés rapidement, et on n'entendra plus jamais parler d'eux. Paradoxalement, ce sont eux les héros aux principes d'intégrité inébranlables, prêts à faire face aux conséquences, mais ils resteront des héros méconnus.

Rester intègre, c'est trop souvent condamner sa propre carrière. C'est le dilemme auquel font face trop de gens en affaires et en politique. Il ne faut pas se surprendre que plusieurs succombent à la tentation et s'assurent de ne pas poser trop de questions.

André Verville, Lévis

***

Pénalisée pour ses économies

J'accompagne une personne paraplégique depuis une vingtaine d'années. Elle reçoit de la Solidarité sociale. Elle vit seule dans un petit appartement avec les services de base. Elle est heureuse de vivre une certaine autonomie.

Ses parents lui ont enseigné l'économie : il faut avoir un petit «coussin» pour parer aux imprévus. Avec le montant de la Solidarité sociale, qu'elle gère avec beaucoup de parcimonie, elle a réussi à faire des économies. Mais voilà que les fonctionnaires ont vu que son compte dépassait 2500 $! On lui apprend par téléphone qu'elle ne recevra plus de Solidarité tant que son «coussin» ne sera pas dépensé.

Dommage qu'elle ait si bien su gérer l'argent que le gouvernement lui a donné! Elle aurait tellement pu se payer plus de confort... On la punit pour avoir bien su gérer son budget. Voilà un bel incitatif à dépenser... Rien ne sert de discuter : les règles sont rigides pour les petits. Pourtant des millions sont engloutis dans des paradis fiscaux... Qu'en pensez-vous, Monsieur le Ministre?  

Céline Savard, Québec

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