Le monopole du bien

Suis-je le seul à observer qu'il y a un vent d'intolérance depuis quelque temps... (Infographie Le Soleil)

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Suis-je le seul à observer qu'il y a un vent d'intolérance depuis quelque temps au Québec?

Je parle plus particulièrement d'une forme de diabolisation de ceux et celles qui pensent différemment. Par exemple l'animatrice Marie-France Bazzo qui se fait insulter sur les réseaux sociaux parce qu'elle ne se qualifie pas de féministe. Qu'on soit d'accord ou non, elle n'a pas à subir cette violence qui est une forme de rejet et d'intolérance.

Je pense aussi à cet article de Richard Martineau où il dit que des fois, les femmes, c'est nono. Je ne suis pas d'accord avec ce texte, mais lorsque des gens lancent une pétition pour qu'il perde son gagne-pain, on est en train de dire : «Toi, tu n'as pas le droit de t'exprimer, car je ne suis pas d'accord avec toi!» 

Nous pourrions multiplier les exemples, mais ce qui ressort, c'est qu'il y a des gens qui se croient tellement supérieurs qu'ils finissent par penser qu'ils sont les références en termes de morale, de bon goût, d'inclusivité et de bien. Certains les qualifient de bien-pensants. 

L'intolérance est inacceptable. Ces «curés des temps modernes» devraient se répéter cette phrase qu'on attribue à Voltaire : «Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire», et je rajouterais : sans se faire violenter verbalement, psychologiquement ou socialement.

David Doyon, Québec

***

Des sacs qui contaminent

En réaction au texte «Interdire les sacs de plastique», paru le 7 mars

Il manque un élément important à ce reportage, c'est la philosophie de Recyc-Québec : réduire à la source, réemployer et, en derniers recours, recycler puis acheter du recyclé. Les récupérateurs cadrent dans la troisième partie de cet énoncé.  

Dans la logique des recycleurs, la boucle est bouclée de la pompe à pétrole jusqu'à la production et à l'utilisation sans cesse grandissante des sacs en plastique. Il se fait bien de la recherche pour fabriquer de nouveaux produits avec les sacs et les bouteilles. C'est louable, mais ça n'étanchera pas la fuite qui contamine. La contamination avec les sacs en plastique est partout, attendons la fonte des neiges pour voir. Si la tendance se maintient, en 2040, il y aura autant de plastique que de poisson dans les océans. En attendant, oui, il y en a qui profitent d'un marché discutable et rien ne nous force à contribuer. Bravo aux villes qui ont banni l'usage des sacs en plastique et aussi à celles qui s'apprêtent à le faire. 

Roland Bouchard, Québec

***

Qui doit rembourser?

En réaction au texte «Les cadres de l'Université du Québec doivent rembourser», d'André Demers, publié le 6 mars.

N'est-on pas en train de revendiquer ou de réclamer l'officialisation du «deux poids, deux mesures»?

Pourquoi ces cadres devraient-ils rembourser les excédents qu'ils ont encaissés et pourquoi donc les responsables de tels écarts devraient-ils être sanctionnés, alors qu'à la face d'un Québec austérisé et médusé, les médecins, le premier ministre Philippe Couillard et le ministre de la Santé Gaétan Barrette avalisent et cautionnent les paquets de millions de dollars, bientôt plus d'un milliard, des surfacturations et ceux que le ministère de la Santé (RAMQ) a, soi-disant par erreur, déversés en trop dans les portefeuilles de leurs collègues médecins, des montants faramineux que le premier ministre a qualifiés «d'irrécupérables»?

Gerry Pagé, Québec

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