Restos sans musique

Lettre à l'Association des restaurateurs du Québec (123RF/Jordan McCullough)

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Lettre à l'Association des restaurateurs du Québec

J'aimerais porter à votre attention la situation difficile que vivent les personnes malentendantes dans nombre de restaurants au Québec.

Une majorité d'établissements diffuse de la musique de façon continue. Pour une personne malentendante comme moi, il s'agit généralement d'un irritant. Il m'est en effet très difficile de tenir une conversation en présence d'une musique qui fait concurrence à la voix de mon interlocuteur. Cela exige des efforts tellement importants que l'expérience devient vite épuisante et désagréable. 

J'évite pourtant les restaurants reconnus pour leur niveau sonore élevé. Je choisis les jours et les heures où il y a moins d'affluence et je demande un coin tranquille, mais les colonnes de son sont malheureusement partout. Pas moyen de s'en sauver! Est-ce envisageable que les restaurateurs créent dans leurs établissements des zones sans musique?

Il suffirait de débrancher quelques colonnes de son. Ce serait une solution peu coûteuse et qui, à mon avis, pourrait plaire à beaucoup de gens, pas seulement aux malentendants. Si des restaurateurs adhéraient à cette idée, ils pourraient annoncer dans leur publicité : zone sans musique disponible. 

Je sais que les restaurateurs ont fait des efforts pour rendre leurs commerces accessibles aux personnes en fauteuil roulant et je les en félicite. Une limitation auditive est moins apparente, mais constitue également un handicap qui demande des aménagements particuliers. 

Je vous remercie de l'attention que vous porterez à mon message et demeure disponible pour échanger avec vous sur cette question. 

Recevez mes meilleures salutations.

Marc-André Denis, Québec

***

Le pétrole et l'argent du pétrole

En période de récession a-t-on vraiment les moyens de se priver des milliards d'investissements privés et en même temps continuer d'importer notre pétrole, le transporter sur le fleuve et par train. Un peu de calme, attendons la fin des études environnementales.

En bloquant le pétrole de l'Ouest on se tire dans le pied, comment remplacer les revenus de la péréquation?

Yvon Robert, Saint-Jérôme

***

Les caricaturigeants

Séduire son électorat par son bagou, sa force de caractère, son ambition et ses idées. Cela fait partie des caractéristiques des bons politiciens.

Cependant, si on se remémore les politiciens qui ont marqué l'histoire, ces derniers tenaient également des discours intelligents et faisaient référence à une culture générale apprise et surtout comprise. Aujourd'hui, on dirait que le tout a bien changé autant dans la façon d'être des politiciens que dans les attentes du public envers ces derniers.

On ne sent plus les politiciens comme des personnes en plein contrôle de leurs connaissances. Les politiciens donnent de plus en plus l'impression d'être des personnes qui dirigent ou qui aspirent à diriger en faisant transparaître des traits de caractère plus gros que leurs capacités de gestion. Ils sont devenus des caricaturigeants, des caricatures sur deux pattes qui agissent en dirigeants. Ils aiment parler fort, créer des chicanes, ne pas se laisser marcher sur les pieds ou du moins toujours bien paraître et prôner le changement (mais sans jamais expliquer clairement le changement escompté). Sans nommer personne, cela se fait voir sur les trois niveaux de gouvernement et même à l'international. Ce qui est le plus désolant, c'est qu'une fois élu ou lors d'entretien de fond, le contenu du politicien ne ressort plus à la même hauteur que le contenant de celui-ci. La démarche logique des arguments, la référence culturelle et la référence aux faits exacts ne se font plus entendre. Et le public ne s'en plaint pas. Et c'est là le point le plus dangereux. Bien paraître pour diriger et le reste suivra. Pourquoi et comment en sommes-nous rendus là?

Peut-être que ça fait plus vrai, plus téléréalité ou que ça permet d'évacuer par transposition des frustrations refoulées difficiles à exprimer. Mais malheureusement, nous ne pouvons espérer une amélioration de notre société avec ce constat. Comment pouvons-nous évoluer en entretenant que notre image? Rappelons-nous que la politique est avant tout une méthode, une manière et un moyen d'agir qui demande en premier lieu une réflexion, une concertation et une compréhension. 

Sarah-Maude Deschênes, Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier

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