Que se passe-t-il après le scandale de Val-d'Or pour les Algonquins?

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Nous n'entendons plus parler du scandale de Val-d'Or, mais la majorité des communautés algonquines croupissent toujours dans la misère et la pauvreté qui sont entretenues par les lois, les politiques et les procédures gouvernementales, le colonialisme.

Barriere Lake, une petite communauté algonquine située au Québec, à 300 km au nord d'Ottawa, se bat ardemment afin de faire reconnaître une entente signée par eux et les gouvernements du Canada et du Québec en 1991. Cette entente tripartite, négociée de nation à nation à nation, résultat de consultations franches et honnêtes, qualifiée d'exemplaire du point de vue constitutionnel par plusieurs juristes autant en droit constitutionnel qu'international, ne voit pas le jour d'être implantée.

En 2006, les représentants des deux partis utilisateurs de ce territoire, M. John Ciaccia, représentant spécial du gouvernement du Québec et M. Clifford Lincoln, représentant des Algonquins de Barriere Lake ont soumis sept recommandations dont un processus de cogestion assurant la protection des zones sensibles et la pérennité des ressources naturelles, l'électrification du village (parce que l'électricité est encore fournie par une génératrice désuète) et un partage des revenus. C'est ce dernier point qui fait défaut. Sur les 100 millions $ prélevés par le gouvernement du Québec par année de ce territoire, les deux négociateurs suggèrent un retour de 1,5 million $ à la communauté par année qui servirait au développement socioéconomique. Pendant ce temps, les compagnies d'exploitation minières et forestières, les pourvoiries et le gouvernement du Québec se remplissent les poches tandis que la communauté est aux prises avec des problèmes de transport médical pour des soins essentiels au maintien de la vie (plusieurs cas de dialyse par exemple), car Santé Canada a décidé de ne plus compenser les conducteurs de la communauté qui transportaient les patients à la ville la plus près qui est Val-d'Or (130 km). Au lieu, les patients sont tenus de voyager en taxis venant de l'extérieur à plus haut frais, malgré l'inconfort créé par le racisme dont est victime cette population.

Luc Tailleur, Oka 

Pour plus d'informations : http://solidaritelacbarriere.blogspot.ca/

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