Le langage des bombes

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À la suite de la tuerie du Burkina Faso, il y a de nombreux appels à Justin Trudeau pour répondre par la voie des bombes. Mais les bombes américaines ont-elles évité la tuerie du Bataclan? Les bombes françaises ont-elles diminué les pertes au Burkina Faso?

L'autre question, c'est : est-ce que les bombes ne touchent que des terroristes tout en évitant les pertes civiles?

Les guerres en Irak et en Afghanistan sont des preuves évidentes que le langage des bombes n'est pas un remède efficace à des situations complexes. Au mieux, on déplace le problème.

En question finale, si notre pays était infesté de la vermine terroriste, aimerions-nous que des pays étrangers le ravagent par une pluie de bombes sur nos têtes?

Jeannot Vachon, Québec

***

Compétition dans l'horreur

L'Association internationale francophone des aînés, section du Québec, est particulièrement atterrée par les événements survenus à Ouagadougou comme elle l'a été pour les attentats de Paris et de Bamako.

Au vu des attentats de cette semaine (Turquie, Indonisie, Burkina Faso) et ceux survenus depuis quelques années, on a l'impression d'une compétition de l'horreur entre Daech et AQMI, genre de concours de la tuerie. Cette fois-ci, parmi les morts, il y a 18 nationalités dont plusieurs Burkinabè. Nous sommes mondialement concernés.

Par contre, cette fois-ci, nous avons été au Québec frappés dans le front par la mort de travailleurs humanitaires partis le plus simplement du monde comme plusieurs avant nous, plusieurs d'entre nous et nous l'espérons plusieurs après nous pour apporter leur toute petite pierre à la construction de sociétés qui ne demandent qu'à vivre en paix et à créer des liens d'amitié avec les autres. Dans un pays que plusieurs d'entre nous connaissons et apprécions, comme c'était le cas pour le Mali. Ce qui était dans la cour lointaine des autres devient subitement un événement à deux portes de chez nous.

Nous sommes éplorés pour les familles québécoises. Toutes nos pensées sont aussi dirigées vers tous ces amis burkinabè que nous avons côtoyés, des personnes d'exception qui vivent un drame sans nom.

Michel Leclerc, Président, AIFA-Québec, Québec

***

Ressusciter le Carnaval

Les dirigeants du Carnaval viennent de clouer un autre clou dans le cercueil du Carnaval en décidant de faire payer les organismes communautaires, garderies, écoles ou résidences pour personnes âgées afin de recevoir la visite de Bonhomme Carnaval.

À Québec, depuis 1955, le Carnaval de Québec était une véritable fête de l'hiver touristique avec ses centaines de touristes ontariens qui arrivaient à la gare Centrale. Avec son palais de glace, son défilé de soir, les duchesses, ses courses de chien ou d'automobiles, ses sculptures de neige sur la rue Sainte-Thérèse, les voûtes Chez Ti-Père et le Tournoi pee-wee, la fête était une façon traditionnelle d'apprivoiser l'hiver entre Noël et Pâques.

Dans un virage se voulant familial regroupant l'ensemble des activités sur deux sites, soient le parc de l'Esplanade et les plaines d'Abraham, les dirigeants qui se sont succédé ont fait mourir le Carnaval à petit feu.

Est-il trop tard pour ressusciter cette fête qui était une des plus grandes fêtes hivernales au monde attirant des milliers de visiteurs et générant des retombées économiques, touristiques et sociales essentielles à Québec?

Jocelyn Boily, Québec

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