Une Syrienne dans notre famille

Mon oncle me présentait sa fiancée syrienne il y a de cela une quarantaine... (123RF/Jordan McCullough)

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Mon oncle me présentait sa fiancée syrienne il y a de cela une quarantaine d'années.

Jeune élève du primaire, je trouvais cela étrange. Notre famille ne trouvait pas notre future tante si différente. Elle était chaleureuse, souriante et tellement aimante. Sa famille nombreuse était si accueillante. Ah! que j'aimais cette tante qui cuisinait des plats si différents et des desserts particulièrement délicieux. Je ne comprenais pas cette origine, mais je vous assure qu'elle était une superbe tante. De cette union sont nés deux cousins. Le premier est artiste et l'autre un géographe qui enseigne dans une institution privée à Montréal. Ses deux enfants font du ski et sont tout à fait québécois. Je conserve un magnifique souvenir de toi chère tante et je vous en souhaite tous une comme elle. Voici peut-être une pensée rassurante pour ceux qui craignent les Syriens.

Dre Gabrielle Saint-Yves, Québec

***

Un rapport à ne pas tabletter

Ce mercredi 16 décembre 2015, quelques jours avant Noël, risque de devenir une journée historique pour le Canada et plus particulièrement pour les autochtones, avec la divulgation du rapport de la Commission de vérité et conciliation.

Souhaitons qu'un jour nous soyons fiers de l'application des 94 recommandations dudit rapport. Souhaitons que les non autochtones prennent connaissance de son contenu et conscience de leurs actions passées. Souhaitons que notre nouveau gouvernement fédéral ne «tablette» pas ce rapport comme celui de la commission Erasmus-Dussault!

Il est temps que ce génocide culturel, longtemps teinté d'hypocrisie, qui a détruit les institutions politiques et sociales d'un peuple, prenne fin. Se faire voler ses terres n'est jamais agréable, mais se voir interdire de parler sa langue, de pratiquer sa spiritualité et surtout d'être amené à perdre l'estime de soi, sont les pires actions que peut vivre un être humain.

Même si ce sont de tristes références, il est important que les non autochtones sachent qu'au début du siècle dernier, les personnes qui ont mis en place le clivage des populations noire et blanche en Afrique du Sud sont venues au Canada pour s'inspirer de la Loi sur les Indiens et du «concept des réserves». Ils doivent aussi savoir que l'appellation «Vérité et réconciliation», c'est le nom donné au processus qui a suivi l'apartheid, il y a un peu plus de deux décennies.

Ce rapport, avec ce qu'il dénonce, montre hors de tout doute l'importance d'un lieu d'échanges, de partage et de rapprochement des peuples autochtones et non autochtones, comme La Maison amérindienne de Mont-Saint-Hilaire. Il est malheureux de voir que de simples citoyens et même des élus doutent, encore aujourd'hui, de l'importance d'une telle institution qui met de l'avant un projet de société rassembleur. Souhaitons que ce rapport aide, à sa façon, à rétablir des ponts entre les deux communautés, comme La Maison amérindienne le fait avec succès depuis plus de 15 ans. N'oublions jamais que tout le monde a le droit de vivre dans la dignité. À l'approche de Noël, recevoir les Syriens à bras ouverts avec des tuques, c'est bien, mais il ne faut pas oublier que les autochtones «grelottent» depuis 150 ans! Se coller à eux ne peut que faire du bien à tous.

André Michel, peintre-sculpteur, fondateur de La Maison amérindienne

 

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