Un profond sentiment d'injustice

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Le Soleil

Nous sommes intervenants en protection de la jeunesse. Nous ne reculons devant rien pour nous assurer de la sécurité et du développement des enfants et nous ne comptons plus notre temps lorsqu'une intervention d'urgence s'impose. Nous nous dévouons corps et âme pour notre travail, mais il n'en reste pas moins qu'en ces temps de négociations, un sentiment d'injustice grandit devant les offres méprisantes du gouvernement.

Nous nous indignons, car le sort de nos conditions de travail est entre les mains d'un gouvernement qui préconise l'austérité. Notre travail n'est plus compté en termes de qualité, mais bien en termes de quantité de dossiers. Les signalements à la Direction de la protection de la jeunesse augmentent d'année en année alors que le personnel et le budget sont réduits.

Nous nous indignons, car la précarité d'emploi nous guette et déstabilise les équipes de travail par le roulement de personnel. Les employés des centres jeunesse ont un des pires taux de congé de maladie. La lourdeur de la tâche rend ardue la rétention du personnel, entraînant pour les familles des changements d'intervenants et donc une discontinuité dans l'intervention.

Nous nous indignons, car le gouvernement fait des compressions injustifiées à notre système pour arriver au déficit zéro. Résultats : des intervenants submergés, une expertise diluée, une accessibilité aux services réduite pour les familles.

Nous nous indignons face aux négociations en cours. Le domaine de la santé est mis de l'avant dans le débat public, alors que les bienfaits de l'intervention sociale sont laissés pour compte. Comment se fait-il que les médecins ont récemment obtenu des hausses salariales faramineuses alors que les services sociaux sont continuellement dévalorisés et appauvris? Le gouvernement contribue à la hausse des inégalités sociales. Nous devons exiger un meilleur partage de la richesse! Les enfants auprès de qui nous intervenons aujourd'hui seront les adultes de demain qui contribueront à l'épanouissement de notre société. Il faut de la passion et du dévouement pour travailler avec les enfants en besoin de protection, mais il faut aussi nous donner les moyens pour continuer notre travail, pour offrir des services adaptés aux besoins des enfants et pour diminuer la pression sur les intervenants.

Indignez-vous avec nous. Appuyez nos revendications. Mettons les jeunes et leurs familles au coeur de nos préoccupations!

Annick Blanchard et Sophie Bolduc, intervenantes en protection de la jeunesse

Dix-sept autres intervenants en protection de la jeunesse ont joint leur signature à celles de Mmes et Blanchard Bolduc

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