Des cloches et des éboueurs

Je réside sur la rue Sainte-Ursule depuis quatre ans. Mon père a habité la même... (123RF/Jordan McCullough)

Agrandir

123RF/Jordan McCullough

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Je réside sur la rue Sainte-Ursule depuis quatre ans. Mon père a habité la même rue dans les années 50 alors qu'il étudiait à l'Université Laval. À cette époque, les cloches des églises sonnaient chaque matin, un concert symbolisant une société bien «réglée».

Mais, progrès oblige, ce sont les éboueurs qui ont pris la place des cloches matinales. Deux fois par semaine, le concert de cinq camions distincts débute vers 6h pour se terminer trois heures plus tard : la grosse caisse dans la cour des Ursulines, la trompette des déchets des restaurants, le xylophone des bouteilles vides des bacs de récupération, les cymbales des conteneurs commerciaux et le violon de la collecte résidentielle, tous à l'unisson dans le quartier.

Enfin, le dimanche, les cloches des quatre églises encore actives se font entendre, rare souvenir d'une époque révolue. J'appréhende le prochain concert que nous préparent les banlieusards à la tête du service de collecte des ordures de la Ville de Québec. Ont-ils déjà entendu la cacophonie que leurs mauvaises décisions génèrent? N'est-il pas possible d'ajuster leurs instruments pour respecter les résidents? Parfois, je me prends à rêver des années où les cloches étaient les maîtres au réveil dans le Vieux-Québec.

Jean-François Binette, Vieux-Québec

***

Ras-le-bol de la médiocratie

L'ouvrage que vient de publier Alain Deneault, La médiocratie, est assez édifiant quant aux effets de la loi de la moyenne sur ceux qui nous gouvernent : Environnement = Transcanada Pipeline, Sécurité publique = Val-d'Or, Éducation = compression, Économie = cimenterie et j'en passe. Combien d'exemples faut-il pour reconnaître l'absence de vision, d'envergure ou d'empathie? Est-ce l'effet de la loi du silence... pour garder le confort de sa limousine? Voilà ce que nous livre ce bon gouvernement. Mesdames et messieurs les députés, réveillez-vous! Nous méritons mieux que cela, M. Couillard. Au moins, à Québec, il nous reste les radios poubelles! 

Marc Lafontaine, Québec 

***

Du verbiage, non merci

À la suite du rapport Payette sur les radios de Québec, la caricature de Côté du 6 novembre m'a rappelé un souvenir des années 90.

Durant cette décennie, ma conjointe et moi habitions Duberger et, pour se rendre au travail, l'automobile était notre moyen de transport. À cette époque, il y avait, selon les dires de certains, deux types de conducteurs : les agressifs et les souriants. Les premiers écoutaient fort probablement le roi des ondes; tandis que les autres, eux, étaient «branchés» au Zoo ou, changement de station oblige, à La Jungle.

Pour nous, c'était la douce voix de Carole Trahan et ses choix musicaux variés qui très souvent nous faisaient faire de belles découvertes. Puisque, selon mon souvenir, les sketches de La Jungle passaient à peu de chose près, à heure précise, nous aimions bien les écouter. Madame Payette a-t-elle raison? Je ne peux pas faire quelque commentaire que ce soit, car je ne «su pas capabe» d'écouter les radios dites commerciales et leurs animateurs qui sont, à tout le moins, controversés. Depuis une dizaine d'années, dans ma voiture, j'écoute ma musique sur CD, MP3 ou, en de rares occasions, Radio Classique. Le verbiage, quel qu'il soit, commercial ou d'État, non merci.

André Voyer, Québec

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer