Le CSeries, une bonne affaire

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L'investissement du gouvernement du Québec dans le CSeries de Bombardier est souvent jugé risqué par les commentateurs politiques et bien sûr l'opposition. Est-ce qu'on sait compter?

Si j'étais milliardaire, il me semble que me faire proposer d'embarquer à presque 50 % pour 1,3 milliard $ dans un projet dont toutes les embûches et incertitudes de la conception, du développement, des tests et de la certification sont choses du passé et dans lesquels le promoteur a déjà investi au-delà de 5 milliards $ pour un produit prêt à vendre, je dirais oui. Pensez-y, on n'a qu'à faire des efforts de mise en marché, prendre les commandes et les fabriquer... En affaires, il y a toujours des risques, mais dans ce cas particulier, le risque technologique est à zéro : l'appareil vole, il me semble que ce n'est pas rien.

Le Québec fait une bonne affaire, tout en s'assurant du maximum de retombées en matière d'emplois et de fierté : concevoir et fabriquer des jets commerciaux, c'est toute une évolution depuis les patentes du fondateur qui ont tant inspiré le génie créatif des Québécois. Bravo!

André Verville, Lévis

***

Gouvernement complice

Bombardier a pris un pari risqué avec le CSeries et il trouve le moyen de faire assumer ce risque par tous les Québécois avec la complicité du gouvernement.

Il a créé une société en commandite pour isoler le risque du Cseries de l'ensemble Bombardier Transport qui compte 40 000 employés et la nouvelle compagnie autonome comptera 1700 employés. Le gouvernement de Québec investit 1,3 milliard $ (plus de 2 milliards $ avec les intérêts), ce qui correspond à 49,5 % de la valeur du canard boiteux de Bombardier et il n'obtient en retour la possibilité de convertir que 200 milliards $ en actions de Bombardier Transport. Contrairement à ce que laisse croire le gouvernement dans les médias, le gouvernement n'investit pas pour le fleuron québécois Bombardier avec ses 40 000 employés, c'est un mensonge grossier. Il supporte seulement le risque du CSeries et si ça tourne mal, les Québécois perdront 2 milliards $. Pourquoi le gouvernement n'a-t-il pas investi dans Bombardier Transport et ses 40 000 employés? La famille Beaudoin est morte de rire. 

Gilles Émond, Québec

***

Bombardier: SOS!

Le gouvernement du Québec vient d'ouvrir sa caisse supposément vide pour sauver Bombardier à la hauteur de plus d'un 1,3 milliard $.

Pendant que la tronçonneuse libérale coupe aveuglément partout (écoles, hôpitaux) et que les syndiqués du front commun se font systématiquement insulter et rire d'eux, ce gouvernement ose garrocher des milliards (après un, ce sera sûrement deux ou trois de plus) dans une aventure aéronautique qui est devenue un gouffre sans fond.

Selon l'éternelle et dogmatique cassette «qu'il faut sauver les emplois», on se lance les yeux fermés dans une aventure très risquée, sachant très bien que ce sont les citoyens qui vont finalement payer la facture.

La compagnie Bombardier a joué à la roulette russe et elle a perdu. Même si le gouvernement y investit un tsunami d'argent, les ventes d'avions ne seront pas au rendez-vous. Il faut rappeler au bon peuple les aventures très couteuses (des centaines de millions) de la Gaspésia qui a fait faillite sous un gouvernement péquiste et de la grosse cimenterie inutile qui est actuellement en construction près de Gaspé, sans oublier la belle «bébelle» du maire Labeaume qui nous a coûté 250 millions $, etc.

Et le pire reste à venir, quand le généreux gouvernement québécois se fera bientôt téter d'autres milliards pour payer le retour des Nordiques à Québec et celui des Expos  à Montréal avec, au centre-ville, le nouveau stade Coderre.

Notre gouvernement socialiste paye une fortune pour supposément sauver des emplois tout en endormant la population avec le refrain des retombées économiques. 

Le bon peuple qui subit des coupures tous azimuts va-t-il un jour se réveiller et dire «assez, c'est assez»?

Paul-André Deschesnes, Beloeil

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