Un peu de vision, de grâce

À deux semaines des élections fédérales, je demeure médusé devant la faiblesse... (123RF/Jordan McCullough)

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À deux semaines des élections fédérales, je demeure médusé devant la faiblesse des enjeux prioritaires auxquels les chefs de partis proposent de s'attaquer, comme s'ils percevaient que leur auditoire était constitué de simples d'esprit incapables de saisir les véritables problèmes qui nous confrontent à moyen et à long terme.

La transition accélérée d'une économie centrée sur le pétrole et la modernisation de la médecine, en particulier en neurologie et en génétique, devraient constituer à l'évidence les plans d'action prioritaires d'un gouvernement central allumé et un tant soit peu visionnaire. Sauvegarder l'environnement avant que les catastrophes climatiques nous empoisonnent la vie, et soigner adéquatement les nombreuses maladies neurologiques et neurogénétiques auxquelles la médecine actuelle n'a pas encore de réponses représentent des défis qui requièrent de la vision, du courage et de l'enthousiasme, alors que le reste de leurs programmes me paraît relever principalement d'une gestion à court terme de moindre importance.

Georges Jodoin, Québec

***

«30 vies» et les publicités des écoles privées

Il m'arrive d'écouter l'émission écrite par Fabienne Larouche qui met en scène une école publique de l'est de Montréal. Bien que la façon de traiter certaines situations me semble parfois exagérée, les problèmes évoqués n'en sont pas moins le miroir de réalités vécues dans nos écoles publiques. 

Cependant, quelle ne fut pas ma surprise de constater que des écoles privées de Québec annonçaient leurs produits durant cette quotidienne. Fidèles à leur image de petites écoles parfaites avec leurs clientèles sélectionnées qui reflètent la pseudo-réussite et le bonheur dans un mode idyllique où l'apartheid scolaire règne en maître, ces écoles privées ont le culot de s'afficher dans cette émission. Comme des parasites qui veulent se démarquer des problèmes réels de la société que vivent les écoles publiques, elles présentent des images paradisiaques d'un monde scolaire aseptisé, dignes d'une pub de vacances dans le Sud.

Comme dans la vraie vie, ces écoles privées condescendantes regardent les écoles publiques de haut. Elles s'alimentent à même les conséquences des désastreuses compressions du gouvernement Couillard dont les effets pervers discréditent l'école publique. À quand un débat sur les enjeux réels du monde de l'éducation et sur la pertinence d'un double réseau public et privé, pour en extirper le ver privé qui ronge la pomme du verger public?

Marcel Perron, retraité de l'enseignement, Neuville

***

Après 10 ans, c'est assez

Assez d'un gouvernement qui a les pieds dans les sables bitumineux et la tête en état de guerre.

Assez d'un gouvernement qui a ressuscité un conflit armé Canada-États-Unis que tous les Canadiens avaient oublié et qui n'a pas fait de nous des gagnants en 1812, mais qui, dans l'opinion publique américaine et auprès des touristes qui nous visitent, fait maintenant de nous des agresseurs effrontés et des perdants au niveau des relations internationales.

Assez d'un gouvernement qui a fait disparaître la légitimité de nos Casques bleus, soldats de la paix des Nations Unies, en nous engageant aujourd'hui dans des actes de guerre en Libye et en Syrie.

Assez d'un gouvernement qui a prorogé le Parlement canadien, non pas une fois, mais bien à deux reprises, pour éviter de faire face à un vote de censure en Chambre, un manque de respect flagrant du processus démocratique.

Assez d'un gouvernement qui a refusé de tenir des rencontres fédérales-provinciales malgré les demandes répétées des gouvernements provinciaux. Assez d'un gouvernement qui a remis le mot royale dans la dénomination des trois forces militaires canadiennes (Aviation ROYALE canadienne, Marine ROYALE canadienne, Armée ROYALE canadienne) pour irriter les Québécois. Assez d'un gouvernement qui s'amuse à changer le nom de la promenade des Outaouais par la promenade Sir-John-A.-Macdonald.

Assez d'un gouvernement qui a ignoré les engagements précédents au sujet des frais partagés 50-50 des programmes de santé; qui a ignoré les engagements de réduction des gaz à effet de serre; qui a plongé artificiellement le Canada dans une situation budgétaire déficitaire en réduisant les taxes et a usurpé par la suite les fonds de l'Assurance emploi; qui a réduit les prestations aux travailleurs en chômage chronique (pêcheries, mines, foresterie, papetières, aluminerie).

Assez d'un gouvernement qui a ignoré ou critiqué les arrêts et les opinions de la Cour suprême du Canada sur un certain nombre de sujets, y compris sur la qualification même d'un juge qu'il voulait nommer à la Cour suprême; assez de ses tentatives répétées pour modifier ou abolir le Sénat sans vouloir respecter les modalités d'amendement constitutionnel contenues dans notre constitution.

Assez d'un gouvernement qui a nommé et utilisé des sénateurs à des fins de propagande politique et dont les frais de déplacement furent assumés par les fonds publics jusqu'à ce que la Gendarmerie royale du Canada fasse enquête et porte des accusations contre deux sénateurs qui, dès lors, furent reniés et sacrifiés sur la place publique par ce même gouvernement.

Suis-je le seul à en avoir assez? L'électorat nous le dira!

Antoine L. Normand, Gatineau

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