Lettre à toi, enragé de la route

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Bonjour à toi, enragé de la route, qui m'a piqué une belle crise de rage au volant parce que j'avais osé immobiliser ma voiture à un passage pour piétons pour laisser passer une jeune écolière.

Oui, toi avec ta casquette malpropre, ta veste camouflage et ton bel autocollant de radio-poubelle collé fièrement.

Tu ne t'es pas contenté de me klaxonner, de me crier après et de m'insulter devant mes enfants (non, ça j'y suis habitué des gens de ta classe). Non, tu as essayé de me dépasser par la droite EN ROULANT SUR LA PISTE CYCLABLE, sans même regarder avant de t'y engager.

Mon ventripotent membre de la génération X à l'esprit délavé par nos abrutissants postes qui ne vise qu'à détruire notre identité et notre tissu social, à force de te faire remplir par des lobbyistes déguisés, tu en es venu à croire que la route n'appartient qu'aux voitures et que ce sont elles qui ont la priorité. Eh bien, non, ce n'est pas ce que te dicte de faire le Code de la sécurité routière. Lorsqu'il y a des lignes jaunes qui traversent la voie, tu dois t'arrêter et laisser passer les piétons qui veulent s'y engager, qu'il y ait des feux de circulation ou pas. C'est pour attirer l'attention de ton cerveau sous-utilisé qu'on a aussi cru bon de mettre des panneaux blancs montrant un piéton traversant. Mais ça, tes super animateurs ne te l'ont pas dit, non, ils t'ont bien bourré le crâne de propagande anti-vélo et anti-piéton.

Tu es le premier à blâmer pour ton manque de savoir-vivre, de courtoisie et de jugement (ce sera leur excuse) mais j'ai la prétention que si la radio d'opinion n'était pas dominée par des groupes d'intérêts qui n'ont de cesse de détruire le tissu social et l'identité québécoise, tu serais probablement un peu moins cave, un peu moins étroit d'esprit, et surtout tu cesserais probablement de croire que c'est toi qui est normal et l'exemple à suivre.

Salut à toi, digne résultat d'années d'abrutissement radiophonique planifié et orchestré. 

Samuel Alexandre Bourret, Québec

***

 

Le contenant avant le contenu

En réaction au texte «Revues scientifiques rationnées à l'Université Laval​» de Baptiste Ricard-Châtelain publié le 3 octobre

M. Ricard-Châtelain, merci d'avoir exposé la situation à la bibliothèque de l'Université Laval. C'est déplorable, mais malheureusement typique du comportement des dirigeants de l'Université.

Des coupes sont imposées à l'achat de nouveaux livres et de revues scientifiques, mais on a refait à neuf deux étages de la bibliothèque et on prépare la rénovation des autres.

De la même façon, on vient de refaire à neuf la rue qui longe la bibliothèque et le pavillon De Koninck, toute pavée désormais. C'est très beau: l'important est de faire riche (qui sait si les rues ainsi pavées seront durables!). Il en va de même pour le reste. Le pavillon De Koninck sera bientôt rénové, ses salles de bain, dont la réfection est en cours, seront du dernier cri. De l'autre main, on renvoie du personnel (j'en connais personnellement qui ont perdu leur emploi). Et on reporte aux calendes grecques les plus incertaines l'ouverture d'un baccalauréat en cinéma que le milieu cinématographique de Québec et les étudiants attendent depuis plusieurs années. Le doyen de la Faculté des lettres l'avait même officiellement annoncé il y a plus de deux ans (voir Le Fil des événements, 7 février 2013, p. 4). Bref : le look semble compter davantage que le contenu puisqu'on investit jusqu'à s'en vider les poches afin de le parfaire, et les bourdes administratives se multiplient, comme les médias l'ont bien rapporté. Merci, monsieur, d'en avoir témoigné.

Gabriel Laverdière, étudiant

***

Quels gains?

Les partisans du Partenariat transpacifique (PTP) font miroiter des gains pour les consommateurs québécois de produits agricoles. Les prix vont baisser, disent-ils. 

Dans la même veine, ils nous annoncent que des produits agricoles comme les bleuets du Lac-Saint-Jean trouveront de nouveaux débouchés. Or, comme ces produits naturels ne doubleront pas en quantité, il s'ensuivra une rareté et donc une augmentation des prix. 

Quels gains pour les consommateurs québécois?

Normand Bourdon, Québec

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