L'enfer du nouveau pacte fiscal

Le ministre Moreau a sorti un lapin de son chapeau et les maires ont bien aimé... (123RF, Markus Gann)

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Le Soleil

Le ministre Moreau a sorti un lapin de son chapeau et les maires ont bien aimé le spectacle.

On sait que le maire Labeaume avait demandé un droit au lock-out pour les municipalités. Ces dernières obtiennent plus, car elles deviennent juge et partie dans la négociation avec leurs employés. Les syndicats du secteur public provincial connaissent cette réalité : un gouvernement-employeur qui devient un gouvernement-législateur de décrets.

Voilà le bourbier dans lequel le gouvernement Couillard veut enfoncer les employés du monde municipal.

Ainsi, à la suite de l'échec d'une prétendue négociation de «bonne foi» de la part de la partie patronale, un maire et ses acolytes auraient le pouvoir d'imposer une convention collective à leurs syndiqués. Tout comme au niveau provincial, ces travailleurs devraient financer la mauvaise gestion des élus à même leurs salaires et conditions de travail.

Si l'enfer est pavé de bonnes intentions, celles du ministre Moreau risquent d'entraîner les syndicats dans un automne qui s'annonçait déjà très chaud. À vouloir jouer avec le feu, le gouvernement Couillard risque de se brûler les ailes et faire sombrer le Québec dans l'enfer du désordre social en réveillant de vieux démons.

Marcel Perron, Neuville

***

Le taux de diplomation

En marge de la nouvelle montrant que le taux de diplomation de nos élèves aurait monté de quelques points depuis cinq ans, je voudrais dire ceci : évaluer la qualité d'un système scolaire au moyen de statistiques sur le taux de diplomation est un leurre. Cela s'inscrit dans la logique de la démocratisation scolaire, là où l'objectif était de réaliser un certain égalitarisme.

Il faut connaître les procédures inventées pour que ce taux monte pour comprendre que cela n'a rien à voir avec la qualification des candidats. Un tel nivellement par le bas a comme curieuse conséquence de favoriser une nouvelle forme d'élitisme.

Et cela se manifeste clairement par la multiplication des inscriptions d'élèves dans des programmes particuliers et la fréquentation des écoles privées.

Soulignons enfin que nos réformes visant à augmenter la diplomation poursuivaient un autre but : celui de réduire les inégalités sociales. Or, le pédagogisme inventé pour y arriver, centré sur le culte de l'enfant «agent principal de la construction des ses savoirs» n'a pas réussi depuis 40 ans à réduire comme on le pensait ces inégalités sociales. Il faut donc repenser ce système avant qu'il ne soit trop tard. Le temps presse!

Claude Poulin, Québec

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