La Laurentienne et «le syndrome de la pépine»

Le projet d'élargissement de l'autoroute Laurentienne apparaît pour... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Le projet d'élargissement de l'autoroute Laurentienne apparaît pour un lecteur comme un parfait exemple du «syndrome de la pépine».

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Le Soleil

L'ancienne présidente du Conseil du trésor, Monique Jérôme-Forget, parlait du «syndrome de la pépine» pour joliment décrire le désir génétique des gars de s'engager dans des constructions le plus vite possible, mais sans réfléchir à toutes les options avant. Le projet d'élargissement de l'autoroute Laurentienne m'apparaît comme un parfait exemple de ce syndrome.

Tout d'abord, je n'ai entendu aucun politicien mettre en perspective que ce projet était, à la base, causé par des citoyens qui travaillent au centre-ville, souhaitent vivre le plus loin possible de ce centre-ville et désirent une autoroute pour voyager seuls dans leur auto entre les deux. C'est leur droit, mais nous ne sommes pas collectivement obligés de payer pour ça. Aussi, personne ne semble soulever le fait que si, par exemple, l'autoroute Laurentienne est congestionnée le matin direction sud, c'est le calme plat direction nord... et il y a autant de voies pour circuler! Avant de sortir la «pépine» pour régler temporairement un problème de circulation en élargissant une autoroute, il serait peut-être plus sage et certainement moins coûteux d'explorer la possibilité de maximiser l'utilisation de toutes les voies de ladite autoroute.  

Eric Alvarez, Québec

Anachronisme féodal

Le PKPisme sévit. En priorisant la dysharmonie et en boycottant la cérémonie d'assermentation du nouveau lieutenant-gouverneur du Québec, les séparatistes du PQ bambochent et pataugent dans l'ergoterie, le simplisme, l'anachronisme féodal et un pathos seigneurial résiduaire. Ils n'ont pas encore compris qu'au mépris leurs électeurs, ils font fi de notre histoire et de nos traditions, ayant ainsi contribué à installer le PLQ au pouvoir, le 7 avril 2014 alors qu'ils contribueront à l'y maintenir. Par cet excès d'archaïsme, les séparatistes qui se veulent crâneurs et révolutionnaires mettent fin non seulement aux applaudissements dans l'enceinte de l'Assemblée nationale, mais aussi, et surtout aux applaudissements d'un peuple qui n'apprécie pas qu'on se foute de sa gueule, d'un peuple souverainement contemporain qui est fier de son histoire, de ses acquis sociaux et culturels ainsi que de ses institutions et des piliers de son devenir au sein d'une francophonie apolitique qui tend à s'universaliser et à s'internationaliser.

Gerry Pagé, Québec

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