Hache de guerre

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Un lecteur se prononce sur le nouveau pacte fiscal entre le gouvernement Couillard et les municipalités québécoises.

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Le Soleil

Le gouvernement du Québec vient de déterrer de nouveau la hache de guerre avec les syndicats en proposant de donner aux maires le pouvoir de décréter les conditions de travail de leurs employés. Souvenons-nous de l'imposition de la loi 3 concernant le partage des déficits des régimes de retraite aux syndiqués municipaux.

À mon avis, c'est du nivelage par le bas, car le ministre des Affaires municipales Pierre Moreau vient de proposer aux villes de diminuer les conditions de travail de leurs employés afin de compenser les coupes récurrentes dans les transferts gouvernementaux. De ce fait, les employés municipaux deviennent une monnaie d'échange de ces coupes dans le pacte fiscal. Imaginez un instant le maire de Québec Régis Labeaume avec un tel pouvoir lui qui est en chicane avec pas mal de monde et plus particulièrement avec les employés municipaux. Ça fait huit ans que le maire de Québec demande cette arme ultime afin de pouvoir mater ses employés. D'ailleurs, cela cadre bien dans sa philosophie d'approche, car il voulait, d'entrée de jeu, être craint par ses employés. Ce sera fini des négociations d'égal à égal dans les municipalités.

Jocelyn Boily, Québec

Pollueurs récompensés

Selon un rapport que vient de publier le Fonds monétaire international, les subventions publiques mondiales accordées au secteur des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) atteindront cette année les 5300 milliards $, ce qui équivaut à 6,5 % du PIB mondial et dépasse la portion de ce même PIB consacrée à la santé. On sait que l'exploitation et l'utilisation des énergies fossiles sont en partie responsables de l'augmentation du coût des soins de santé et de diverses formes de pollution reliées aux changements climatiques. Si bien que, grâce à des subventions publiques, nous payons nous-mêmes une part de notre empoisonnement pour ensuite assumer, par des fonds publics, la facture reliée aux dommages qui s'ensuivent. On aura vu mieux comme modèle de gestion de notre habitat humain. Mais pour les industries qui oeuvrent dans les énergies fossiles, c'est une aubaine. Le contribuable ordinaire les soutient avec de l'argent public pour ensuite réparer les pots cassés, toujours avec des fonds publics. Une situation de rêve pour une entreprise privée.

Louis O'Neill, Québec

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