Réactions aux propos de Deltell et Lebel

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Tout groupe peut s'inscrire auprès d'Élections Canada et faire campagne, comme n'importe quel parti, même poser des pancartes s'il le souhaite, affirme une lectrice

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Que Denis Lebel ou Gérard Deltell n'aient rien d'autre à mettre de l'avant que leur haine des syndicats montre bien la faiblesse de leur campagne... et leur odorat aiguisé : ils sentent la soupe chaude.

Même la région de Québec, qu'on accuse si souvent d'être un terreau conservateur, en a soupé du saccage conservateur, de son mépris pour la démocratie et de ses politiques pro 1 %. Donc, pour les quelques cerveaux lavés au discours unilatéral des radios-poubelles, Deltell et Lebel sortent leur argumentaire antisyndical primaire.

Mais dire que la FTQ n'a pas à se mêler de politique, c'est oublier un concept fondamental, celui de tiers parti. Tout groupe peut, de fait, s'inscrire auprès d'Élections Canada et faire campagne, comme n'importe quel parti, même poser des pancartes s'il le souhaite. Une fois inscrit, ce tiers parti a le droit de dépenser un certain montant d'argent pour produire du matériel, acheter des publicités, etc.

C'est Stephen Harper lui-même qui s'est battu pour le concept de dépenses faites par des tiers partis alors qu'il sévissait au sein de la National Citizens Coalition. À cette époque, Harper s'est même rendu jusqu'en Cour suprême pour plaider le droit des tiers partis à dépenser de façon illimitée. La Cour l'a heureusement débouté, imposant un plafond de dépenses.

Malgré son combat judiciaire passé, Harper, par l'entremise de ses porte-voix que sont Deltell et Lebel, crache aujourd'hui sur le concept de tiers parti. Harper, tout comme Deltell, n'en est pas à un virement de capot près.

Martine B. Côté, Québec

Décevant et scandaleux

Le libéral Robert Dutil ... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve) - image 3.0

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Le libéral Robert Dutil 

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Voilà que Robert Dutil met fin soudainement à son mandat de député, en démontrant à ses électeurs et électrices où sont ses priorités, puisqu'il part pour des raisons d'affaires, pour l'entreprise privée (familiale), après seulement 18 mois d'exercice.

Comment maintenant empêcher les jeunes d'éprouver la désillusion et leur faire croire qu'aller voter est sérieux? D'autant plus que le député libéral part avec une indemnité de survivance de 150 000 $ à même les fonds publics. Quel préavis un député doit-il donner à tous ceux et celles qui ont été désenchantés?

Tout cela est décevant et scandaleux, si l'on pense que, de surcroît, des élections partielles coûtent aux contribuables plus de 500000 $!

André Louis LaFerrière, Saint-Elzéar

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