Dure rentrée pour les futurs enseignants

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Malgré les conditions difficiles des enseignants, certains rêvent toujours de faire ce métier.

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Le Soleil

Malgré les conditions difficiles des enseignants, certains rêvent toujours de faire ce métier. Et pour les étudiants en éducation, les épreuves commencent tôt!

Les étudiants à la maîtrise en enseignement au secondaire de l'UQÀM ne se voient pas reconnus comme des étudiants à temps complet, peu importe le nombre de cours auxquels ils s'inscrivent, et ce, même pendant leurs stages (non rémunérés). La conséquence de cette non-reconnaissance à temps complet est qu'ils n'auront droit qu'à une aide financière dérisoire pour payer leur frais de scolarité (par exemple 1014$ pour survivre pendant quatre mois). Pour faire ce stage, plusieurs étudiants devront quitter leur travail afin d'être disponibles 40 heures/semaine pendant 5 à 9 semaines, en plus des cours, des rencontres et travaux associés.

Les étudiants à la maîtrise en enseignement de l'UQÀM sont pour la plupart des adultes en changement de carrière. Des parents. Des mères monoparentales. Ils ont l'espoir d'obtenir ce diplôme qualifiant (qui délivre un permis d'enseigner à la fin des études) afin d'améliorer leur sort. Mais comment y arriver dans ce contexte?

De plus, depuis le 1er juillet 2015, l'UQÀM refuse les paiements par carte de crédit. Sans crédit, sans prêt suffisant, sans bourse (les bourses sont rares pour les étudiants à temps partiel, si les enfants ne sont plus à la petite école, mais au secondaire, etc.).

Comment un chef de famille, sans aide financière, peut-il donc réussir ce projet de taille qu'est celui de changer de carrière (ou d'en développer une, tout simplement), de faire une maîtrise, d'améliorer son sort? Sommes-nous en train de rendre l'éducation élitiste? Un privilège pour les mieux nantis?

Surtout : l'UQÀM a-t-elle oublié sous quels fondements elle a été créée en 1968?

Yannick Alie

Montréal

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