La SAQ, j'y travaille et j'en suis fière

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Sandrine Thériault, présidente du Syndicat du personnel technique et professionnel de la SAQ (SPTP-SAQ), qui regroupe près de 700 membres et est affilié à la Fédération des professionnèles de la CSN

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Le Soleil

Lettre à Martin Coiteux

Monsieur Coiteux,

Présenter la réaction prompte et rapide de la société d'État comme un manque d'humilité est une accusation injustifiée pour quiconque travaille en étroite collaboration avec la SAQ. Sachez, monsieur le ministre, qu'à la SAQ, l'énergie de toutes et tous converge pour développer un sentiment de fierté dans un milieu performant où l'innovation ainsi que la créativité sont valorisées et au coeur de nos actions quotidiennes. À titre de présidente du syndicat du personnel technique et professionnel de la SAQ, je crois sincèrement qu'il est de mon devoir de vous informer de la réalité qui est toute autre que celle décrite par certains partisans du «tout au privé».

Les innovations mises en place au cours des dernières années sont multiples et continues. Elles vont de la vente en ligne, aux pastilles de goût en passant par l'arrivée prochaine d'une toute nouvelle expérience personnalisée pour notre clientèle en succursale. Du point de vue environnemental, la SAQ a été un leader dans le retrait des sacs de plastique et elle contribue activement à la mise au point de nouveaux débouchés prometteurs pour le verre recyclé.

Le préjugé selon lequel tout ce qui est public est moins efficace a la vie dure. La qualité douteuse de l'argumentaire se retrouvant en appui aux recommandations concernant la SAQ de madame Robillard en est une autre illustration.

Notre équivalent ontarien, la LCBO, a fait l'objet de deux analyses similaires à celle de la commission Robillard au cours des dernières années (2012 et 2014). L'économiste en chef de la Banque TD et son ancien président, M. Drummond et M. Clark, ont tous les deux conclu que le quasi-monopole public sur les vins et les spiritueux devait être conservé. La commission Drummond proposa d'ailleurs une croissance de la LCBO afin de générer plus de profits pour le gouvernement ontarien.

De son côté, la Colombie-Britannique a mis en place un système mixte où des commerces privés concurrencent les succursales publiques. Cette expérience, semblable à celle proposée par la commission Robillard, a déjà entraîné une hausse moyenne des prix de 10 % à 15 % dans les magasins privés, avides de profits supplémentaires. Rien ne permet d'affirmer qu'un tel modèle de commercialisation serait à l'avantage des Québécois.

La SAQ publique est performante, pertinente et peut encore s'améliorer. J'y travaille et j'en suis fière.

Sandrine Thériault, présidente du Syndicat du personnel technique et professionnel de la SAQ (SPTP-SAQ), qui regroupe près de 700 membres et est affilié à la Fédération des professionnelles de la CSN.

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