Alimentation: les consommateurs peuvent faire la différence

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Le Soleil

Les chaînes d'alimentation vivent des temps difficiles. Ainsi, Loblaw, qui inclut les supermarchés Provigo et Maxi, fermera au Canada d'ici douze mois 52 magasins jugés «non rentables». Non seulement la concurrence est vive entre les chaînes, mais divers établissements pour lesquels l'alimentation n'est qu'un à-côté, tel le géant Walmart, grugent des parts de marché en ce domaine.

Par ailleurs, bien des producteurs québécois, notamment de fruits et légumes, peinent à vendre leur récolte à un prix leur procurant un profit raisonnable. On signalait tout récemment l'exemple des producteurs de framboises. La situation décrite vaut, semble-t-il, pour beaucoup d'autres fruits et légumes et ce serait aussi celle des producteurs de volailles, d'oeufs et de lait s'il n'y avait pas heureusement le système de gestion de l'offre, lequel est toutefois menacé par chaque nouvelle entente de libre-échange, comme celle devant être signée d'un jour à l'autre sous le nom de Partenariat Trans-Pacifique.

Pour diverses raisons, dont le climat plus doux, un été plus long (ou beaucoup plus long) et des salaires généralement plus bas payés aux travailleurs, il est évident que notre gros voisin du sud, pour ne pas parler de pays encore plus au sud, peut faire une féroce concurrence aux producteurs locaux. Ces derniers baissent leurs prix autant qu'ils peuvent et nos chaînes d'alimentation affirment faire «des efforts considérables» pour offrir leurs produits. Qu'est-ce donc qui peut, à la fin, faire la différence, pour sauver nos producteurs et des milliers d'emplois chez nous, sinon la détermination des consommateurs à privilégier les produits locaux.

Bien sûr, on n'y peut rien pour les fruits et légumes que notre climat ne nous permet pas de produire. Mais, du moins, devrions-nous privilégier nettement les produits d'ici pendant la courte période de l'année où ils sont disponibles et cela, même à prix plus élevé. On peut comprendre que les consommateurs qui peinent à joindre les deux bouts achètent «le moins cher» sans se poser d'autres questions. Mais tous les autres qui disposent d'une marge de manoeuvre ne devraient-ils pas se faire un devoir d'encourager l'entreprise locale? Il s'agit non seulement de protéger des emplois chez nous, maintenant et à long terme, ce qui est de première importance, mais aussi de manger des produits plus frais, plus savoureux, et transportés sur de moins longues distances. Si nos entreprises nous tiennent à coeur, de même que l'environnement, c'est une bonne occasion de le montrer... Est-ce de la naïveté que de voir ça comme possible?

Louis-Philippe Pelletier

Travailleur social à la retraite et ex-coopérant en Afrique et dans les Antilles

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