L'ancien et le nouveau Gilles Duceppe

Le chef du Bloc québécois Gilles Duceppe... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

Agrandir

Le chef du Bloc québécois Gilles Duceppe

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Le Soleil

À la dernière élection générale, Gilles Duceppe et son équipe ont mangé toute une raclée. Le parti qui devait être éphémère - selon les mots de son fondateur Lucien Bouchard - et créé pour le référendum de 1995, a failli disparaître de la carte. Depuis lors, deux chefs ont démissionné et ont été remplacés par celui-là même qui a avait été battu dans sa propre circonscription (Laurier-Sainte-Marie) lors du dernier scrutin fédéral. Le 2 mai 2011, le Bloc de Gilles Duceppe est emporté par la vague orange qui balaie le Québec. Avec 24 % des suffrages exprimés, le BQ fait élire quatre députés et perd son statut de parti officiel à la Chambre des communes. Un transfuge du NPD fait grimper à cinq députés la formation séparatiste.

La députée Maria Mourani est expulsée par la suite du caucus bloquiste en raison de son opposition à la Charte des valeurs québécoises. Le Bloc ne compte plus, à ce moment-là, que quatre députés. 

À la suite de la démission-surprise du nouveau chef Daniel Paillé (2013), Mario Beaulieu, à peine élu, est vivement contesté. Sa façon de faire conduit deux députés à siéger comme indépendants. Pendant ce temps, Jean-François Fortin (Bas-Saint-Laurent) fonde son propre parti (Parti des régions) après sa tentative de se faire élire chef du Bloc québécois.

Si je fais bien le compte, il doit rester le député Plamondon pour représenter le Bloc à Ottawa.

Il y a quelque temps, on a ramené Gille Duceppe à la barre du navire, qui tangue, à l'évidence. L'ancien chef (Beaulieu) devient le président du Parti et tout cela se passe sans suivre les statuts et règlements du parti.

Le nouveau chef coiffé du titre de l'ancien chef devient le nouveau leader qui conduira le Bloc lors de la prochaine campagne électorale. Selon les derniers sondages, le retour de l'ancien chef devenu le nouveau chef n'a eu qu'un effet éphémère. 

Jacques Parizeau, avant de quitter cette vie terrestre, clamait que le PQ était devenu un champ de ruines. Que dire du Bloc, sinon que ce parti n'a plus sa raison d'être puisqu'il n'existe que dans certaines têtes d'affiche qui souhaitent que l'on continue à parler d'eux? 

Duceppe veut défendre les intérêts du Québec. Comment un parti qui se veut séparatiste peut-il défendre les intérêts du Québec dans la Fédération canadienne? Si Gilles Duceppe est vraiment séparatiste, il doit choisir comme thème de sa campagne : «C'est le temps, on sort!» Il ne le fera pas, comme il ne l'a jamais fait. Lorsqu'on a des convictions, on est prêt à tout faire pour les défendre. Certains continuent à croire encore que l'indépendance du Québec passe d'abord par la traversée de la rivière des Outaouais. Réné Lévesque n'était pas de cet équipage. Moi non plus !

Nestor Turcotte, Matane

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer