Consommation et GES: une dimension oubliée

Tant que la publicité, omniprésente, incitera à consommer... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

Tant que la publicité, omniprésente, incitera à consommer toujours davantage, nous assisterons à une course folle à la satisfaction de faux besoins par des objets souvent non nécessaires, affirme l'auteur.

Photothèque Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Le Soleil

La lutte aux gaz à effet de serre (GES), afin de limiter les changements climatiques, a déjà fait l'objet d'un plan relativement élaboré au Québec, tandis que le fédéral a présenté un programme décevant dans le contexte de la grande rencontre de Paris en décembre. Aucun des deux gouvernements cependant ne fait état de la réduction de la consommation comme élément stratégique de son plan.

Pourtant, le simple fait de réduire la consommation pourrait être une mesure extrêmement rapide, efficace et peu coûteuse. De toute évidence, aucun gouvernement ne veut actuellement réduire la croissance économique, laquelle est liée directement à la production et à la consommation. Et pourtant, il n'y a pas  d'autres moyens réellement efficaces de lutter, à terme, contre les changements climatiques. L'approche  actuelle, qui s'appuie sur une croissance toujours plus grande, dans un monde fini, est une fuite en avant. Actuellement nous consommons 1,5 fois la biocapacité de la planète.

Tant que la publicité, omniprésente, incitera à consommer toujours davantage, nous assisterons à une course folle à la satisfaction de faux besoins par des objets souvent non nécessaires. La mise en application d'une réduction de la consommation n'a pas besoin de décisions au sommet. Elle peut se faire sur une base individuelle, sans délai, ne demande pas de recherche, de progrès technologiques, ni d'investissements importants.

Une diminution de la consommation, en plus d'être très bénéfique pour la réduction des GES, amènerait, hors de toute attente, une amélioration de la qualité de vie. En effet, si quelqu'un consomme moins, il a moins besoin d'argent ce qui lui permet de moins travailler. Cette récupération de précieux temps lui permet d'investir davantage dans sa croissance personnelle, dans l'harmonisation de la vie avec ses proches et dans l'investissement pour le bien de sa communauté. Tout ceci permet d'accroître la cohérence entre ses valeurs et ses actions ce qui favorise l'épanouissement personnel et le mieux-être individuel et collectif. Ceci fait dire aux «simplicitaires», et ce en totale contradiction avec la publicité, que moins consommer rend plus heureux.

La réduction de la consommation et l'effet de serre sont donc intimement liés, même si ça ne paraît pas dans les plans québécois et canadien actuels. Finalement, la simple recherche de l'équilibre humain dans une société qui court dans tous les sens amène les personnes qui s'arrêtent à mettre de l'ordre dans leur vie. Alors les priorités sont déplacées en dehors de ce matérialisme irresponsable qui caractérise trop souvent la société occidentale contemporaine.

Pascal Grenier, simplicitaire, Québec

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer